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Opéra national du Rhin : La Juive

        

Opéra en cinq actes de Fromental Halévy, livret d'Eugène Scribe, par les Chœurs de l'OnR, l'Orchestre symphonique de Mulhouse, direction musicale Jacques Lacombe, mise en scène Peter Konwitschny

L’Opéra national du Rhin programme en ce début d’année La Juive d’Halévy, emblème du grand opéra à la française mis en scène par Peter Konwitschny , qui pointe du doigt le fanatisme religieux.

© Annemie Augustijns

Le grand opéra à la française au XIXe siècle, c’est comme un blockbuster à l’américaine au XXIe siècle : de très gros moyens, à savoir un grand orchestre, un grand ballet, un casting cinq étoiles, de superbes décors, des effets de scène, le tout sur quatre à cinq actes sur un sujet historique. D’ailleurs, leur coût très élevé est l’une des raisons de leur déclin.

Parmi les productions de l’époque, La Juive, créée en 1835 par le librettiste Eugène Scribe et le compositeur Jacques-Fromental Halévy, fut l’un des plus gros cartons : elle a inauguré le Palais Garnier en 1875 et a été représentée plus de 600 fois jusqu’en 1934, avant de tomber aux oubliettes. Il fallut attendre 50 ans avant de la revoir au programme des maisons d’opéra, motivées par son message qui plaide la tolérance et le rejet des fanatismes religieux.

Une relecture contemporaine de Peter Konwitschny

C’est ainsi que l’Opéra de Flandres a demandé en 2015 au célèbre metteur en scène allemand Peter Konwitschny de remettre au goût du jour cette œuvre. Peter Konwitschny, élu par trois fois metteur en scène de l’année par le magazine spécialisé Opernwelt de 1998 à 2000, acclamé de Paris à Moscou, de Londres à Tokyo, offre souvent des relectures décapantes.

Et cette Juive n’échappe pas à la règle avec des coupes sévères dans le livret et la partition pour la recentrer sur le drame humain et quelques audaces comme ces ceintures explosives assemblées par le peuple en colère.

Peter Konwitschny opte pour une approche contemporaine. Le décor intemporel est fait de grandes tours de néons et d’un énorme vitrail en fond de scène qui rappelle le poids écrasant de l’Eglise.

Les costumes sont sobres et modernes, les deux « camps » se distinguant par des gants jaunes pour les juifs, bleus pour les chrétiens, des signes distinctifs conformes aux canons de l’église suite au concile de Latran IV qui souhaitait éviter les rapports sexuels « par erreur » entre deux personnes de religion opposée.

Un amour impossible entre une juive et un chrétien

Car c’est là le cœur du problème de La Juive : Rachel, jeune fille juive tombe amoureuse de Samuel qu’elle prend pour un étudiant juif alors qu’il est en réalité Léopold, un prince chrétien. Quand leur amour est découvert, une machine implacable se met en marche.

Rachel pourrait échapper à la mort en renonçant à sa foi, mais elle préfère mourir en martyr. Son père adoptif, Eléazar pourrait également la sauver, mais il va la sacrifier par vengeance. Sa cible est dévastée par la douleur. Léopold est condamné à l’exil. Au final, il ne reste que la souffrance et le gâchis.

A noter :

En marge des représentations à Strasbourg, une rencontre avec Jacques Lacombe et Rachel Harnisch est organisée à la Librairie Kléber de Strasbourg.

Infos pratiques

  Commentaires

  • Margarete | 23/02/17 | 20h50

    Je l'ai déjà vue à Strasbourg ! Dommage que Mulhouse ne soit pas à côté. J'irai la voir une deuxième fois. Une Opéra exceptionnel. Grandiose et magnifique.

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