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Comment venir à bout des indésirables ?

        

Le jardin, aussi modeste soit-il, est avant tout un microcosme en perpétuelle évolution. Nous pourrions le définir comme un modèle d’équilibre vivant. Au gré de nos plantations, de nombreux nouveaux hôtes vont s’installer et il convient de les distinguer pour comprendre leurs effets bénéfiques ou au contraire, dévastateurs. Au jardinier de s’amuser ensuite à aider la nature végétale à résister aux attaques les plus courantes.

Comment venir à bout des indésirables ? DR Comment venir à bout des indésirables ?

1. Vos invités animaux : amis... ou nuisibles ?

Les copains : abeille, coccinelle, ver de terre, mille pattes, crapaud et grenouille, hérisson, papillon, araignée, hirondelle, rouge-gorge, mésange, chauve-souris... Ils œuvrent en silence pour vous. Les uns pollinisent, les autres remuent la terre et la fertilisent ou d’autres encore se gavent de tous ceux qui, dans l’ombre, ont juré de ruiner vos efforts.

Les nuisibles : chenille, cochenille, charançon, limace, escargot, puceron, taupe, petit rongeur... Les plaies du jardinier. Le défenseur de la diversité a raison de relativiser leur inutilité mais limiter leur prolifération s’avère indispensable pour réussir son expérience.

2. La prévention

Parmi les gestes indispensables et simples : le nettoyage de printemps. Éliminer les feuilles mortes, ratisser aux pieds de vos arbustes, retourner le sol. Ces gestes ancestraux vont enrayer une partie du processus car l’attaque provient généralement du bas. En retournant la terre, vous exposerez à la lumière les insectes avant qu’ils ne puissent décider d’une action concertée en surface. Les oiseaux vous remercieront de leur pré-mâcher leur travail en leur offrant un festin gratuit.

Fin stratège, vous planterez des essences dont les prédateurs de vos ennemis (donc vos amis) raffolent. Ils seront présents ensuite quotidiennement pour vous épauler sur le terrain. Plantez des aubergines, des volubilis, des asters... les coccinelles seront sensibles à l’invitation, mais aussi les syrphes, autant de nouveaux alliés qui remplaceront les méthodes chimiques lourdes. Beaucoup d’anciens jardiniers sèment des œillets d’Inde au pied de leurs tomates ou de leurs rosiers car, outre l’esthétique, ils font fuir les pucerons. Dans l’espace d’agrément, vous aurez pris soin de raisonner avec des espèces naturellement répulsives pour les insectes (citronnelle, basilic, valériane, hysope, mélisse, aster, capucine, cosmos, chrysanthème, œillet d’Inde, souci, chanvre, menthe, romarin, sauge, tanaisie, lavande et thym). Le géranium fera également une excellente barrière contre les moustiques. Une des raisons pour laquelle l’Alsace l’a adoptée sur ses rebords de fenêtres.

Les forces ailées et alliées. Ne mésestimez pas l’aviation lourde. Pour inviter les mésanges, prévoyez des nichoirs, mangeoires, un petit espace aquatique pour qu’ils se désaltèrent et se lavent. Voraces, ils contribueront ensuite à vous débarrasser des nuisibles. Pensez aussi aux plantes qui libèrent de puissants arômes dès le soir tombé (chèvrefeuille, giroflées, jasmin). Animaux nocturnes attirés par les senteurs, les chauves-souris prendront la relève. Astuce : ne nourrissez pas « trop » vos collègues ailés, ils doivent aussi chercher leur propre nourriture !

Pour participer à la diversité biologique, vous pouvez acquérir des nichoirs à insectes mais leur efficacité dépendra du facteur hasard. Pour attirer les papillons, mieux vaut planter un Buddleia (le bien nommé arbre aux papillons).

3. Réponse graduée

Il est trop tard. Malgré vos actes préventifs, vous avez identifié un ennemi, il est déjà dans la place en grand nombre et vous avez décidé d’éliminer la menace. Voici quelques solutions non polluantes pour contrer les attaques les plus communes.

Fourmis : la craie magique ! Broyez quelques bâtons blancs et dressez un périmètre autour des plants à protéger des fourmis. C’est radical, elles ne le franchiront pas.

Pucerons : l’eau à la rescousse ! Un jet d’eau glacé sur les pucerons leur apprendra la loi du plus fort. Vous pouvez aussi acheter des larves de coccinelles. Chacune mange environ 150 pucerons/jour. Au bout de trois semaines, la larve deviendra le bel insecte porte-bonheur mais, paradoxalement, sera trois fois moins vorace. L’eau est aussi un obstacle infranchissable pour les croqueurs de feuilles de plantes en pot. Des soucoupes remplies à ras-bord sous vos pots extérieurs dissuaderont les charançons, les limaces et les escargots de trouer les feuilles de vos belles protégées.

Les rongeurs : le chat peut intervenir ! Sa présence régule les proliférations de rongeurs et éloigne les loirs qui adorent s’établir sous les toits des vieilles bâtisses. L’animal a beau être mignon, il adore grignoter les matières plastiques dont les câbles électriques sous le capot de votre voiture. Repérez où ces rongeurs aiment se soulager et posez un répulsif naturel. Ils finiront par comprendre que le sable de votre jardin zen n’est pas une litière. Vous pouvez tenter d’y jeter du poivre et vous amuser ensuite de leurs petits éternuements. A défaut de chat, certains recouvrent le sol d’un tapis de feuilles de houx. Un véritable barbelé naturel qui les tiendra à distance.

Les taupes : eau additionnée de détergent. Elles ont envahi votre pelouse et vous rechignez à utiliser un produit fumigène ? Inondez les galeries avec un mélange d’eau et de savon noir. Elles détestent ça et leur odorat est très sensible.

4. Les pièges et barrières

Nombre de nuisibles ne résisteront pas aux pièges. La célèbre canette enterrée avec un fond de bière et dont seul le goulot dépasse piégera efficacement les perce-oreilles qui s’y engouffreront puis s’y noieront. Une soucoupe avec du coca sur les aires de passage devrait venir à bout des voraces limaces. Quelques grains de sel sur leur corps possèdent le même effet dévastateur. La majorité des rampants gluants détestent la sciure, la cendre. Compliquez leur l’accès à votre potager.

La chasse à la main. Incontournable pour certains gros spécimens (larves blanches, chenilles...). Les plus radicaux les piétineront ensuite sans pitié sous l’œil attentif des oiseaux. D’autres, magnanimes, les laisseront se gaver à leur aise dans le composteur. Ils participeront à la fabrication du compost et ne s’éloigneront pas de vos épluchures.

 

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