Femmes baroques

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Dans le cadre de sa saison de musique ancienne, et à l'occasion de la journée de la femme, Sainte Marie - Eglise Centre Ville invite à un nouveau concert de musique ancienne:

FEMMES BAROQUES
Autour d'Elisabeth JACQUET DE LA GUERRE et d'Anna BON DI VENEZIA

par l'ensemble LA TRAVESIA
avec Claudia REGGIO, traverso, Hélène RYDZEK, flûte à bec et viole de gambe, Yuki MIZUTANI, clavecin.

Elisabeth Jacquet montre rapidement d’étonnantes dispositions pour le clavecin et pour le chant, ce qui lui vaut de se produire devant le roi Louis XIV vers l'âge de huit ans. Enfant prodige, elle s’accompagne dans des airs de sa composition, transposant facilement ses mélodies dans n’importe quel ton. Très appréciée par le Roi, elle intègre la cour à dix-sept ans sous la protection de sa favorite Madame de Montespan. A dix-neuf ans, elle épouse le claveciniste Marin de La Guerre.
Obligée de quitter la cour après son mariage, Elisabeth Jacquet de La Guerre s’installe à Paris sur l’île Saint-Louis. Elle devient une claveciniste et une professeure renommée. Sa maison est un centre musical actif. Elle est la marraine et la professeure de Louis-Claude Daquin. Elle intègre dans son écriture les différentes influences de son temps, au-delà du clivage entre esthétiques italienne et française. Elle peut être considérée comme la première compositrice française.
Issue de son 4e livre de pièces de violes publié en 1717, l’énigmatique « Rêveuse » de Marin Marais fait partie des pièces de caractère affectionnée du compositeur et dont on peut penser qu’elle est l’empreinte musicale d’une figure féminine connue ou imaginée par ce dernier. Sa structure en rondeau permet d’apprécier la beauté des ornements et agréments caractéristiques de la musique française de cette époque.
 
Publiée dans le recueil de pièces Der getreue Music-Meister en 1728, la sonate en trio en do majeur de  Georg Phiipp Telemann, originellement pour 2 flûtes à bec et basse continue, s’avère très particulière. Souvent rebaptisée « Les Prénoms », elle est en effet constituée de petites pièces de caractère qui suivent une ouverture dans le style français et mettent en scène des personnages féminins tragiques de l’Antiquité. Ainsi Xantippe, la femme acariâtre de Socrate côtoie-t-elle Lucrèce, Corinne et Clelie, ainsi que la désespérée Didon. Tantôt humoristique, tantôt chargée d’émotions, la musique tente de rendre hommage à ces femmes aux destins d’exception. 
 
Les parents d'Anna Bon menaient chacun une carrière internationale en liaison avec la musique : sa mère Rosa Ruvinetti Bon, comme chanteuse et son père Girolamo Bon, originaire de Bologne, comme librettiste et scénographe. 
Anna fut admise comme étudiante à l'Ospedale della Pietà à Venise (l'institution charitable ou avait travaillé pendant des années Antonio Vivaldi)  à l'âge de quatre ans. Elle rejoignit ensuite ses parents à Bayreuth quand ils furent au service du margrave Friedrich von Brandenburg-Kulmbach. Elle y occupa un poste de « virtuose en musique de chambre » et dédia ses sonates pour flûte opus I au margrave, qu'elle les composa à l'âge de 16 ans. 
Les progressions harmoniques de ses sonates sont assez possées, marquées de temps à autre par des enchainements à la manière de Carl Philipe Emanuel Bach. Son carater latin lui inspire une ornementation vivante et originale, comme une sythèse du style italien et berlinois.

Programme :  Elisabeth-Claude Jacquet de la Guerre (1665-1729)
·       Sonata N° 2 en Ré majeur 
(Presto – Adagio – Presto – Presto).
 
Marin Marais (1656- 1728).
·               La Revêuse
 
Elisabeth-Claude Jacquet de la Guerre 
·       Sonata N° 4 en Sol Majeur
(Lent- Presto – Presto -  Adagio – Aria).
 
Louis-Claude Dacquin (1684-1772)
·       Le Coucou
 
Georg Philipp Telemann (1681-1767)
·       Triosonate en DoMajeur « Les Prénoms »
(Grave – Andante – Xantippe – Lucretia – Corinna – Clelia – Dido).
 
Anna Bon di Venezia (1738?- 1769?)
·       Sonata VI en Sol Majeur 
(Adagio – Allegro – Menuet con Variazione).

Organisé par l'association LatinArt avec le soutien de la Ville de Mulhouse et du Crédit Mutuel Mulhouse Europe

Infos pratiques

Renseignements :

03 89 46 42 84
ste.marie.ecv@gmail.com

Horaires :

Dimanche 11 Octobre 2020 de 17h à 18h15

Tarifs :

10€ / gratuit pour les moins de 18 ans

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