Paradisum

© ©Reymann

L'Académie Schweitzer, choeur semi-professionnel de formation intégré à l'Orchestre et au Choeur de Chambre d'Alsace propose sa nouvelle production - dénommée PARADISUM, à Riquewihr, le 24 novembre à 17H, invité par les Amis de l'Orgue Stiehr-Mockers. 

Le Choeur de l'Académie en résidence à St Guillaume (Strasbourg)un Ensemble Vocal de 16 chanteurs spécialisés dans le répertoire sacré a cappellaAlliant chanteurs pré-professionnels (étudiants et jeunes artistes en cours de formation) et semi-professionnels (musiciens passionnés mais ayant également d’autres appétences) 

Un choeur à l’image d’Albert Schweitzer #du répertoire musical qu’il a défendu, analysé et joué toute sa vie #de sa passion pour le chant, accompagnant lui-même les choeurs de St-Guillaume#de sa double-carrière de médecin et musicien, le choeur accueillant des chanteurs confirmés ayant également d'autres facettes#de ses fonctions de pédagogue à l’université, le choeur accueillant des étudiants et jeunes artistes

Programme

PARADISUM
Bruckner / Rheinberger

Cyril PALLAUD, analyse Les portes du Paradis
Musique et rites sacrés sont indubitablement consubstantiels : pour preuve, les premières cérémonies furent, dès les origines, accompagnées de rythmes et de chants, véritables catalyseurs de transcendance facilitant une mise au diapason, une syntonie des participants. Devenues, à la Renaissance et grâce à l’invention de l’écriture musicale, de véritables architectures sonores, les œuvres musicales furent alors considérées par leurs créateurs comme des clefs d’accès à un autre monde. Véritable commentaire des textes sacrés dont elle devenait l’allégorie, la Musique tissa un lien entre Liturgie céleste et terrestre, un lien infime, tenu, mais inaltérable entre esprit et matière touchant, dès lors, à notre part d’ineffable.  

Le 19esiècle et l’historicisme 
De la Renaissance au romantisme Le siècle du romantisme est celui, également, de la redécouverte : redécouverte, pour la seconde fois, de l’Antiquité et de ses arts mais également des différents styles et esthétiques. Il vit tant naître les sciences musicologiques et archéologiques que la conscience même de la valeur du patrimoine, de sa conservation et de sa restauration : analyser, étudier et comprendre le passé devint alors une priorité. La conséquence directe en fut l’apparition du néoclassicisme mais également de multiples courant remettant, par exemple, arts roman et gothique au goût du jour et dont le château de Louis II de Bavière, à Neuschwanstein, en est l’apogée. Musicalement, le même syncrétisme s’opéra alors entre redécouverte des maîtres anciens de la Renaissance et évolutions harmoniques. Le courant cécilien en Italie, la Schola Cantorum et l’Ecole Niedermeyer à Paris replacèrent au centre l’étude du contrepoint et des maîtres italiens et allemands, de Palestrina à Bach.  

L’imitation de la perfection céleste
Harmonia Mundia et contrepoint C’est ainsi que les chefs-d’œuvre d’Anton Bruckner et Joseph Rheinberger se situent dans la droite lignée de la musique de la Renaissance, en ce sens où leur objectif premier est d’imiter la perfection divine par le biais de l’harmonie et du contrepoint. L’Harmonie, tout d’abord, qui se base sur les rapports de fréquences entre intervalles et accords, véritable construction verticale du discours musical ; le contrepoint ensuite qui – horizontalement, tisse un lien entre les différentes voix et du multiple nous permet d’arriver à l’unicité.  

Des œuvres intemporelles car hors du temps
De l’Eternel présent…  Bien entendu, si les objectifs de la musique sacrée de la Renaissance et du Post-Romantisme sont identiques, les moyens pour y arriver seront différents. Dès lors, c’est bien au langage harmonique des post-romantiques que nous serons confrontés dans notre programme mais dans une optique totalement différente de leur musique instrumentale pure. Pourtant, et à l’image des motets sacrés a cappella de Johannes Brahms, nous seront dans une terra incognita déroutante pour l’auditeur, ne sachant plus réellement à quelle époque situer la musique que l’on entend : entre modalité et tonalité, harmonique renaissance et post-romantique, la frontière entre les styles ne sera plus si claire. Pourquoi ? Car le « langage » n’est alors plus la priorité, seul compte le message du texte qui doit, avant tout, transpercer l’auditeur. Véritable exégèse des textes sacrés, la Musique ne se situe plus, alors, dans notre temps, elle ouvre les portes de l’Eternité. 

 PROGRAMME 
Joseph Rheinberger (1839-1901) Cantus Missae
***
Entracte
*** 
Anton Bruckner (1824-1896) Intégrale des motets latins a cappella 
Le Ménestrel de Dieu (P.G. Langevin)

Infos pratiques

Renseignements :

Horaires :

Dimanche 1 Décembre 2019 à 17h

Tarifs :

Gratuit, plateau

Commentaires

A voir également

Le QUIZ de la semaine Maison et Innovations

Cette semaine, on vous invite au Salon Maison et Innovations à Belfort-Andelnans. 40 entrées sont en jeu !

Participer au jeu concours
Abonnez-vous à la newsletter JDS

Chaque jeudi l'agenda du week-end !