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Le monument, le labeur et l’hippocampe

Véronique Arnold (FR), Hélène Bleys (FR), Irina Botea (RO) et Jon Dean (UK), Tanja Boukal (AT), Igor Grubic (HR), Zhanna Kadyrova (UA)

© © Hélène Bleys, 2020

La France étant en période de confinement, cet événement est probablement annulé ou reporté.

La nouvelle expo de la Kunsthalle aborde le travail, les souvenirs et l'intime en se basant sur l'histoire industrielle de Mulhouse.

La directrice de la Kunsthalle, Sandrine Wymann, rend limpide le titre de l'expo en deux temps trois mouvements : « L'hippocampe est cette partie du cerveau qui stocke les souvenirs anciens, mais qui permet aussi de se projeter, de s'imaginer dans un futur imaginaire. Le monument et le labeur évoque le passé industriel de la ville, ses travailleurs et ses bâtiments souvent immenses et centraux. »

On saisit alors la portée de l'expo, conçue à partir de l'exemple mulhousien - mais pas seulement - où le passé industriel n'a pas forcément tenu ses promesses, mais a bel et bien laissé son empreinte, aussi bien physiquement (la Kunsthalle se trouve dans une ancienne fonderie...) que dans la mémoire collective.

On en a fini avec le passé, mais le passé n'en a pas fini avec nous

« Toutes les expositions de la Kunsthalle pourraient ne traiter que de l'histoire industrielle de Mulhouse, tant le sujet est riche et parle à beaucoup », sourit Sandrine Wymann. Nos vieilles pierres semblent en effet inspirer les artistes qui passent ici. La jeune Hélène Bleys a découvert l'impression sur étoffe et l'histoire du papier peint mulhousien en effectuant des travaux de recherche ici. Elle a imaginé son propre motif, en recto-verso, diurne puis nocturne, en travaillant à la main, là où à l'époque, les motifs étaient répétés mécaniquement.

On apprécie aussi le très beau film d'Igor Grubic, qui mélange prises de vues réelles et animation, autour d'un père et d'un fils visitant une usine désaffectée où le père fut employé. Le père est empli d'une certaine nostalgie de son passé d'ouvrier, là où le fils ne voit dans ce lieu qu'un vaste terrain de jeu sans conséquences : une perception décalée, autant sur le lien père/fils que sur le passé et le présent...

"Le monument, le labeur et l’hippocampe" est représentative d'une histoire industrielle faite de constructions, de travailleurs et d'une certaine idée du progrès... Petit à petit, les événements ou les habitudes d’une époque deviennent des faits ou des documents classés. On les révèle ou les consulte pour écrire une histoire que les artistes de l’exposition ont souhaité enrichir. Ils ont choisi de ne pas s’en tenir à la version archivée des souvenirs mais les ont réactivés, sans concessions ni préjugés. Ils ont redonné vie à des paroles, des gestes ou des lieux qu’ils ont confortés dans leur rôle de passeurs d’un avant à un après.
 
Avec la participation de Véronique Arnold (FR), Hélène Bleys (FR), Irina Botea (RO) et Jon Dean (UK), Tanja Boukal (AT), Igor Grubic (HR), Zhanna Kadyrova (UA).

 

Pour notre sécurité à toutes et tous, et jusqu’à nouvel ordre, l’accès à l’espace d’exposition est limité à 15 personnes et le port du masque est obligatoire.

Ouverture
- du samedi au mardi, de 14h à 18h
- du mercredi au vendredi de 12h à 18h

Infos pratiques

Horaires :

Du Jeudi 17 Septembre 2020 au Dimanche 15 Novembre 2020 : du samedi au mardi de 14h à 18h et du mercredi au vendredi de 12h à 18h

Tarifs :

Gratuit

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