Partir au loin

Orchestre Symphonique de Mulhouse

© Catherine KOHLER

Avant de vous déplacer, prenez soin de vérifier auprès des organisateurs que la manifestation a bien lieu.

  • Edvard Grieg : Peer Gynt, suite d'orchestre n°1, Op 46, 1er mvt. "Au matin"
    C’est le 24 février 1876, à Christiania (la future Oslo), que fut créé Peer Gynt. Cette pièce satirique raconte les aventures imaginaires d’un jeune Norvégien fainéant et fanfaron. À travers ce personnage, l’auteur, Henrik Ibsen, réglait ses comptes avec sa patrie : rompant la vieille alliance des pays scandinaves, Norvège et Suède avaient en effet abandonné aux troupes prussiennes le Danemark, victime en conséquence d’une lourde défaite militaire. À sa création, la pièce d’Ibsen était accompagnée de la musique de scène composée par Grieg. Celle-ci comportait 23 numéros, dont certains étaient chantés (telle la célèbre Chanson de Solvejg). Grieg en tira plus tard deux suites d’orchestre destinées au concert, de quatre morceaux chacune. Le Matin ouvre la première suite, prélude dans la pièce à l’acte IV ; somptueusement habillé, Peer offre un banquet cosmopolite sur une plage marocaine.
  • Frédéric Chopin : Concerto pour piano n°1, Op. 11
    En 1829, à 19 ans, Chopin se rêve en virtuose adulé. Après trois premières pièces concertantes (Variations sur Là ci darem la mano de Mozart, Krakowiak et Fantaisie sur des airs polonais), il compose un premier concerto, en fa mineur (1829). Encouragé par son succès, il écrit l’année suivante un second concerto, en mi mineur (ils seront édités dans l’ordre inverse de leur composition, d’où leur numérotation trompeuse).
    Malgré son mode mineur, le Concerto en mi est l’une des partitions les plus heureuses de Chopin. Demandé « majestueux et résolu », le premier mouvement traduit les visées du jeune musicien : conquérir le public de Varsovie et, après lui, celui de l’Europe entière. Le matériau thématique est exposé in extenso par l’orchestre seul, mais à l’entrée du piano celui-ci passe au second plan.
    Dans une lettre du mois de mai, Chopin livre à son ami d’enfance Titus Woyciechowski cette confession à propos de l’Adagio central, en mi majeur : « Je n’y ai pas recherché la force. C’est plutôt une romance calme et mélancolique. Il doit faire l’impression d’un doux regard tourné vers un lieu évoquant mille charmants souvenirs. C’est comme une rêverie par un beau temps printanier, mais au clair de lune. Aussi l’accompagnement est-il en
    sourdine, c’est-à-dire avec des violons dont une sorte de peigne, posé sur les cordes, diminue la sonorité tout en la rendant nasillarde et argentine. »
    Le finale, qui donna au compositeur pas mal de fil à retordre, adopte les rythmes vigoureux d’un krakowiak, danse populaire de la région de Cracovie. Chopin y déploie son imagination inépuisable et sa verve pianistique.
    Le 11 octobre 1830, Chopin présenta le concerto avec succès au Théâtre national de Varsovie. C’est avec ce concert qu’il prit congé de la Pologne, quelques semaines avant l’insurrection. Il joua le Concerto en mi lors de son premier concert en France, salle Pleyel, en 1822 – un triomphe ; il le joua une dernière fois à Rouen en 1838.
  • Ludwig van Beethoven : Symphonie n°5, Op. 67
    Le début de la Cinquième Symphonie est peut-être le plus célèbre de l’histoire de la musique. Quatre ans d’efforts pour en arriver là, depuis le thème ébauché dès 1804 dans le cahier d’esquisses de la Sinfonia Eroica. Mais lorsque les quatre notes fatidiques trouvèrent enfin leur forme définitive, la symphonie entière était conçue. Quatre notes, un intervalle, une formule rythmique et, en germe, une symphonie entière.

Avec
• Jacques Lacombe, direction
• Abdel Rahman El Bacha, piano

Infos pratiques

Horaires :

Vendredi 25 Septembre 2020 à 20h et Samedi 26 Septembre 2020 à 19h

Tarifs :

de 6€ à 27€
Réservation : La Filature du mardi au samedi de 13h30 à 18h30 en ligne, par courriel à billetterie@lafilature.org, par téléphone au 03 89 36 28 28 et sur place le soir du concert (dans la limite des places disponibles).
Plus d’infos sur www.orchestre-mulhouse.fr, au 03 69 77 67 80 ou sur la page Facebook : Orchestre symphonique de Mulhouse – OSM

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