Les Métamorphoses de Strauss - concert de musique classique

Le 20/02/2026

Conservatoire Municipal Francis Poulenc | Paris

Gratuit

Le Conservatoire Francis Poulenc dédie cette soirée aux cordes, avec une interprétation des Métamorphoses de Richard Strauss, précédée de la Sonate à Kreutzer de Beethoven.

Joueur de contrebasse © Andrea Zanenga via Unsplash Joueur de contrebasse

La Sonate à Kreutzer, de Beethoven

L’extraordinaire transcription pour quintette à cordes de la 9e Sonate pour violon et piano de Beethoven, dite « à Kreutzer », serait l’œuvre de Ferdinand Ries, contemporain du compositeur ; mais certains l’attribuent en réalité à Beethoven lui‑même… Publiée en 1805, cette sonate est certainement la plus célèbre de ses dix sonates pour violon et piano, de par la virtuosité extrême qu’elle requiert des deux instruments et le caractère héroïque de leur affrontement. La version pour quintette démultiplie encore les feux de cette joute instrumentale, en la portant dans l’univers de l’ensemble à cordes.

La sonate « à Kreutzer » est certainement l’une des œuvres les plus célèbres de Beethoven ; elle est également représentative de l’héritage immense du compositeur, inépuisable source d’inspiration pour les artistes qui lui succèdent, de l’écrivain Léon Tolstoï au compositeur Leoš Janáček.

Les Métamorphoses, de Richard Strauss

Au XXe siècle, la figure de Beethoven hante encore les Métamorphoses de Richard Strauss : cette œuvre, écrite au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et créée pour la première fois en 1946, est l’une des dernières pages du compositeur et témoigne de sa profonde émotion devant l’état de dévastation de l’Allemagne au sortir de la guerre.

À l’origine écrites pour un ensemble de 23 instruments à cordes, ces Métamorphoses accordent à chacun des instruments des parties presque complètement indépendantes, donnant vie à une texture polyphonique d’une incroyable richesse, en perpétuel mouvement. Au cœur de l’œuvre, une citation de Beethoven, issue de la 3e Symphonie « Héroïque », dont le rythme reconnaissable irrigue toute la pièce (une réminiscence dont le compositeur n’aurait pris conscience qu’une fois la partition achevée…). Ce thème ne cesse d’accompagner en contrepoint les nombreux autres motifs qui se déploient tout au long de cette construction complexe et fascinante, passant de l’ombre à la lumière, d’envolées passionnées à de profonds moments d’introspection dans lesquels la musique semble « s’enrouler sur elle‑même, comme pour envelopper l’auditeur dans une brume de beauté et de nostalgie… » (Jeremy Eichler, L’écho du temps).

Artistes

  • Loïc Abdelfettah, alto
  • Jean-Edmond Bacquet, contrebasse
  • Samuel Etienne, violoncelle
  • Clélia Farago, violoncelle
  • Maud Gastinel, alto
  • Pauline Klaus, violon
  • Marc-Olivier de Nattes, violon

Tout public.

Cet événement a été renseigné par un organisme institutionnel. Date de dernière mise à jour le 16/01/2026.

Renseignements

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