Festival du Lin - Expositions

Du 03/07/2026 au 05/07/2026

Salle La Bergerie - La Longère - Eglise | Sotteville-sur-Mer

NC

  • La bergerie – Maévane DILÉ
     "Traverses et vues"

    Je suis Maévane, tisserande et designer textile. Le tissage est pour moi un moyen d’explorer la couleur, les graphismes et les fibres naturelles. Traverses et vues est une série de tissages, inspirée des lignes architecturales, des perspectives et des glissements chromatiques. Ce projet associe le lin à la laine et au coton. En m’appuyant sur les recherches réalisées, leurs zones de dégradés et de flous, j’explore les tensions entre légèreté, flottés et accumulations. J’y questionne la profondeur, la vibration des surfaces et le lien entre structure et couleur. Les fils deviennent rythmes, ruptures ou passages. L’indigo est au cœur de ma pratique : le bleu structure l’espace du tissage tout en participant à une revalorisation par la teinture de fils issus de stocks dormants.

  • La bergerie – Marianne BROGGI
    L’installation Amazones explore la thématique des nouveaux territoires fragiles engendrés par les dynamiques du cycle de l’eau et les répercussions de l’activité humaine. L’œuvre matérialise l’agrégation lente et le voyage des matières dérivantes – îles de débris, laisses de mer – qui se métamorphosent, portées par les courants, en formes spiralées et serpentines. Ce projet artistique pose un regard sur la fragilité et l’hétérogénéité de ces écosystèmes hybrides, qui s’étirent, se ramifient et se connectent, symbolisant la persistance du vivant face à l’inertie du rebut. La série se compose de trois « tapis habités » sculpturaux, conçus exclusivement à partir de lin usé et recyclé (provenant de collectes de vêtements endommagés ou de chutes industrielles).
  • Église – Prisca SARRITZU
    La Source

    Installation immersive et sensorielle, La Source explore le détissage comme geste de révélation : en retirant des fils, la trame du lin s’ouvre, ondule et laisse jaillir la lumière comme une eau vive. Elle dévoile sa structure intime et ses motifs cachés, autant de langages qui composent le monde. Le visiteur est invité à remonter doucement jusqu’à la source, accompagné par la caresse du lin. Superpositions, filtres et transparences donnent à redécouvrir le monument le temps du voyage. L’œuvre s’inscrit dans un cycle où rien ne se perd ; une métamorphose continue qui interroge la relation entre retrait, apparition et création.

  • La longère – Joséphine Sens
    Joséphine Sens présente une interprétation du mythe de Scylla à travers une installation pénétrable conçue in situ, spécialement pour le festival.

    De l’animal monstrueux présenté dans L’Odyssée d’Homère à la créature marine anthropomorphe canonique (telle que décrite dans Les Métamorphoses d’Ovide), la figure de Scylla a fait l’objet de multiples interprétations culturelles ainsi que de transformations physiques et morales, aussi bien dans l’art que dans la littérature : figure ambivalente, à la fois destructrice et protectrice, voire bienveillante ; gardienne et créature psychopompe. L’artiste revisite le mythe de manière onirique avec un travail sur la lumière et la transparence, doublé d’un jeu chromatique.

  • La longère – Lise CAMOIN
    Depuis quelques années, Lise Camoin travaille sur un projet de recherches textile avec les feuilles de canne de Provence, plante herbacée très présente dans le paysage méditerranéen, et c’est dans l’ancien jardin de son grand-père qu’elle l’aborde comme la possibilité d’un nouveau matériau.

    Lise les déchire en fines bandes qu’elle coud ensemble, fixant ainsi un instant de la plante, différente dans son aspect selon la saison, le temps, le vent, la pluie... Son travail, inspiré de l’artisanat, est à mi-parcours entre le tissage et la vannerie. Ce projet de recherche que mène Lise Camoin a été ouvert à d’autres matériaux naturels comme la fibre de lin qui, par sa différence physique, produit un nouveau dialogue au fil de l’eau avec une autre matière et un nouveau territoire.

  • La longère – Coralie DOMITER
    À partir du terme Torchon, Coralie Domiter est remontée à l’essuie-vaisselle puis au linge de maison et, enfin, jusqu’au trousseau. Nécessaire textile constitué de linge, il est offert à une jeune fille afin de préparer sa vie de jeune femme. Comme dans la tradition, l’artiste collecte et raccommode ses parures textiles défraîchies.

    Le linge possède une longévité qui dépasse plusieurs générations. Au fil des manipulations, le linge se défraîchit. Les essuie-vaisselle reflètent les valeurs qu’on nous inculque : ils permettent de rassembler leurs proches autour d’un festin, de témoigner de la régularité, de l’effort et du réconfort après un travail accompli dans les profondeurs de la cuisine. Depuis bien longtemps « faire à manger pour les autres » est associé à une coutume, à une indépendance et à une fonction sociale. Ces petites bestioles entrelacées à partir de la technique ancestrale de la dentelle aux fuseaux démontrent que derrière certaines valeurs et traditions, il y a des fils à démêler…

Cet événement a été renseigné par un organisme institutionnel (Office de tourisme de la Côte d'Albâtre). Date de dernière mise à jour le 24/04/2026.

Renseignements

Salle La Bergerie - La Longère - Eglise 76740 Sotteville-sur-Mer

Dates et horaires :

  • du Vendredi 3 Juillet 2026 au Dimanche 5 Juillet 2026 de 10h à 18h30

Tarifs :

NC

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