Le 01/07/2026
32 € - 45 €
Imany
Avec sa voix grave, qui réussit avec assurance le mariage d’une soul venue du fond des âges et d’une folk puissante et lumineuse, l’interprète de You Will Never Know et Don’t Be So Shy transcende les genres et les frontières : « J’ai la certitude qu’il y a une force beaucoup plus grande que nous, et nous ne sommes que des canaux de transmission. »
Mais quelle est donc cette force dont parle Imany ? Dans son cas, on imagine qu’il s’agit d’une force puissante et créative, celle qui l’a poussée à enregistrer son premier album, The Shape of a Broken Heart, avec lequel on l’a découverte en 2011.
Trois albums et quelques disques d’or plus tard, la magnifique chanteuse aux racines comoriennes, qui a grandi dans le sud-est de la France avant de mener une carrière de mannequin à New York, nous revient, plus déterminée que jamais.
Convaincue que les femmes ont un droit fondamental à la colère, elle a écrit et enregistré son quatrième opus, Women Deserve Rage, comme un manifeste d’émancipation et de renaissance. Né d’un besoin vital de se réapproprier sa vie, il fait entendre la voix d’une artiste qui choisit de renaître libre.
« J’ai fait ce rêve doux et étrange d’une trêve apportée par les anges où nous pourrions tout reprendre », répète-t-elle comme un mantra dans l’une de ses récentes chansons. Alors, rêvons avec elle de cette trêve et reprenons, sinon nos vies entières, ses chansons avec cœur.
Molly Johnson
C’était au début des années 2000. Une voix étonnante, puissante, gorgée de blues et de rock, s’imposait sur la scène jazz. Une voix venue de Toronto, inondant tous les grands rendez-vous musicaux outre-Atlantique et en Europe.
Molly Johnson, sa tessiture de mezzo-soprano et son groove nous envoûtaient, notamment avec l’album Another Day, dans lequel elle offrait une version inouïe de Summertime.
À l’aise dans la reprise de standards - notamment quand il s’agit de rendre hommage à Billie Holiday - Molly Johnson se distingue aussi par son talent d’écriture. Elle signe des textes engagés (elle a créé le festival Kumbaya au profit des personnes vivant avec le VIH), poétiques et qui, surtout, transcendent le temps, comme sa voix. Il y a chez elle une forme d’intemporalité qui traverse tous ses albums.
En septembre dernier, elle a proposé un EP de trois titres, All I See. Trois chansons marquées par la présence d’un orgue Hammond et portées par des chœurs. Un avant-goût de ce que pourraient être son prochain album et sa prestation sur la scène de Jazz à Vienne. Quand Molly Johnson suspend le temps, il suffit de se poser, d’écouter et de vibrer.
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