Colmar : Un nouveau directeur à l’Atelier du Rhin

Colmar : Un nouveau directeur à l’Atelier du Rhin DR Colmar : Un nouveau directeur à l’Atelier du Rhin

Le metteur en scène Guy-Pierre Couleau prend les commandes de la Manufacture

Après le départ de Matthew Jocelyn, l’Atelier du Rhin a trouvé son nouveau capitaine : comédien et metteur en scène, Guy-Pierre Couleau prend la direction du Centre dramatique régional de Colmar.

Pas facile de trouver ses marques après l’empreinte forte laissée par Matthew Jocelyn. Pas facile non plus de repenser l’identité de l’Atelier du Rhin sans les chanteurs lyriques qui en faisaient sa singularité. Mais Guy-Pierre Couleau répond à sa nouvelle mission par un projet solide, dans la continuité du Centre dramatique régional.
Acteur puis metteur en scène, il a déjà signé une quizaine de spectacles, dont Le baladin du monde occidental de Synge, son auteur de prédilection, Rêves de Wajdi Mouawad, ou plus récemment Les Justes de Camus. «C’est l’humanité de ces auteurs et de leurs personnages qui me touche et qui guide mes choix», confie l’artiste. En 1999, sa compagnie Des Lumières et Des Ombres voit le jour.

Des productions en tournée
Pour Guy-Pierre Couleau, la direction d’une salle était donc «le prolongement naturel» de son parcours artistique, à condition qu’elle soit doublée d’une mission de création : «Je suis d’abord metteur en scène !», insiste le nouveau directeur de l’Atelier du Rhin. Le public colmarien en aura un aperçu dès cette saison, avec Marilyn en chantée, dernière création de Couleau.
Une saison de transition pour l’Atelier, forcément, avant de découvrir en 2009/2010 la véritable patte du nouveau capitaine. On retrouvera ainsi une troupe d’acteurs associés, renouvelée chaque saison, puisque les productions de l’Atelier du Rhin partiront désormais en tournée. «Il fallait trouver un moyen de compenser la perte de l’activité lyrique», explique le directeur, qui envisage de monter au moins deux productions par saison, sans compter les co-productions avec des compagnies indépendantes. «Je veux ouvrir ce lieu aux artistes indépendants, notamment locaux, car c’est dans les compagnies que naissent les nouvelles formes de création : il s’agit de miser sur demain, sur la recherche.»
Sans oublier les actions engagées par l’Atelier dans les quartiers et auprès des scolaires, qui seront poursuivies, portées par le credo de Guy-Pierre Couleau : «Le théâtre public, c’est d’abord le théâtre du public !»


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