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Le karaoké, c’est branché ?

Il y a des idées toutes bêtes qui passent les générations : chanter en playback en suivant les paroles en vidéo, voilà une activité qui a fait ses preuves pour faire décoller une soirée. Certains bars et clubs mulhousiens semblent apprécier.


Le mardi à la Salle des Coffres, le mercredi au Top Bar, le jeudi au Valentino, Mike Camelione assure le show : avec ses 65 000 titres à portée de main, le jeune homme a les moyens de vous faire chanter. «Le karaoké, ça ne peut pas s'essouffler, parce que les gens aimeront toujours chanter, assure l'animateur émérite de ces soirées, également DJ résident du Valentino. Chanter, ça libère ! C'est à la portée de tout le monde : il suffit de retrouver son âme d'enfant pour se libérer de ses complexes...»

Le karaoké, c’est branché ? DR Le karaoké, c’est branché ?

T'es pas mort

Pour ce faire, Mike pousse les gens à «s'oublier» en instaurant une atmosphère de délire propice à la suppression de toute inhibition. «Il faut un peu choquer les gens, les bousculer pour leur faire comprendre ''t'es pas mort'', s'enflamme-t-il, intarissable dès qu'on le branche sur le sujet. Le n'importe quoi, le festif avant tout ! Que les gens oublient tout, l'espace d'une soirée, qu'il perdent la boule, c'est ça le but. Il ne s'agit pas de savoir chanter, mais de savoir s'amuser. Plus c'est faux, plus ça peut être drôle, de toute façon».
D'ailleurs, affirmons-le haut et fort : «le karaoké, ça devrait être obligatoire», d'abord. C'est l'apprentissage de la confiance. La première fois, t'as peur... Ceux qui ont peur du micro ont peur d'eux-mêmes : tu t'exposes, toi-même face aux gens, t'assumes ou pas. Et peu à peu tu prends tes aises». Surtout qu'avec la sono, les compresseurs, les échos et tout le bazar, on a tôt fait de gonfler sa voix et de se prendre pour une vedette...

Karaoké live

Dans cette même logique, le groupe Meteor Hits propose à chacun de passer derrière son micro pour un «karaoké live» sacrément stimulant. Les quatre musiciens - pas des moindres, puisqu'on y retrouve un membre des Bredelers et un autre de l'orchestre de Jimmy Bock - maîtrisent un répertoire de 150 standards français et internationaux. Après avoir fait leurs armes au Caf'Conc', ils se produisent maintenant au Greffier un mardi par mois : le buzz ne cesse de monter autour de ces soirées-là...
Toujours en bar, dans un esprit plus traditionnel (un play-back et une vidéo), signalons que le Marco Polo (avenue de Colmar) propose un karaoké tous les soirs, du lundi au samedi, ainsi que quelques concours. Dans un style tout à fait déjanté, le karaoké du vendredi soir au Gambrinus a fait beaucoup pour renouveler les adeptes de la discipline, jusqu'à la récente fermeture de l'établissement...

De Rage Against The Machine à Tata Yoyo

Les habitués devraient pouvoir se consoler en allant faire un tour dans les soirées de Mike, dont on aura compris le goût pour le délire effréné. «Je peux tout me permettre, de Rage Against The Machine à ''Tata Yoyo''» ! Entre ces extrêmes, le DJ propose bien sûr tous styles de tubes actuels, Lady Gaga comme Bénabar, les incontournables du karaoké (Johnny, Balavoine, Patricia Kaas...) restant à portée de micro. «Le karaoké, c'est aussi la connaissance du patrimoine de la chanson, c'est la transmission de toute une culture...» Oui, si Mike était ministre de l'éducation, inutile de préciser quelle matière il instaurerait au programme.

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