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Le freelancing à l’assaut des grandes entreprises

Le freelancing à l’assaut des grandes entreprises Le freelancing à l’assaut des grandes entreprises DR

Depuis la crise sanitaire, le monde du freelancing grandit à un rythme plus soutenu et se structure. La démocratisation du télétravail a permis aux salariés de prendre conscience des avantages d’une certaine liberté. Depuis, beaucoup ont franchi le pas et ont opté pour l’entrepreneuriat pour exercer leur activité.

La crise sanitaire a dopé le marché du freelancing

En travaillant de la maison pendant la pandémie, les salariés ont réalisé qu’il est possible de s’affranchir de ses inconvénients : le poids de la hiérarchie, l’obligation de présence durant des plages horaires précises, la perte de temps dans les transports, la difficulté à prendre des vacances à toute période de l’année. 

Devenir freelance, en étant maître de son emploi du temps, est alors vu comme un moyen efficace de trouver un meilleur équilibre entre vies privée et professionnelle et donner du sens à ce que l’on fait.

C’est pouvoir choisir de collaborer avec des entreprises en fonction de leurs valeurs et de leur éthique.
C’est découvrir de nouveaux univers et continuer à apprendre.

Bien entendu, la question financière reste importante, sans forcément être prioritaire. Certes, ceux qui possèdent des compétences rares peuvent facturer des honoraires élevés et gagner beaucoup plus d’argent qu’en étant salarié. Mais dans tous les cas, il ne suffit pas de multiplier le taux journalier par le nombre de jours de travail pour connaître ses revenus. Il faut payer ses charges, prospecter, assurer la gestion administrative de son activité. Le portage salarial permet de garder son autonomie tout en évitant les démarches administratives, sociales et fiscales, juridiques, qui sont intégralement prises en charge par la société de portage comme ABC Portage.

Outre les agriculteurs, artisans et commerçants, les prestataires intellectuels ont été plus nombreux à arriver sur le marché de l’emploi, représentant un peu moins d’un tiers des indépendants (3,8 millions en France). Ils ont en moyenne 45 ans et disposent d’une solide expertise acquise avec l’expérience. Ils sont présents dans tous les métiers : la tech et l’IT bien entendu, mais également l’ingénierie, la finance, les RH, le management, les achats, la communication et le marketing…

Les entreprises de toutes tailles font davantage appel aux freelances

Alors que la guerre des talents fait rage, les entreprises se tournent de plus en plus vers les freelances. Possédant des compétences rares, flexibles, ils répondent à des besoins ponctuels ou récurrents des entreprises de toute taille, des TPE-PME aux grands groupes. Preuve de cet intérêt croissant, les plateformes de mise en relation des recruteurs et des experts indépendants issus de domaines très divers se multiplient sur le marché. La crise sanitaire a d’ailleurs accéléré le recours à des consultants.

  • D’une part, le télétravail et la marche forcée vers la transformation digitale ont bouleversé l’organisation des entreprises.
  • D’autre part, nombreux sont les salariés qui ont basculé vers l’indépendance, par obligation à la suite d’une perte d’emploi, ou par choix, en quête de liberté et de sens dans leur travail.

Selon une enquête réalisée par la LittleBig Connection en novembre-décembre 2021 et intitulée « Les grands groupes français qui font rêver les freelances », on retrouve avec surprise des acteurs de la banque et l’assurance, comme BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et AXA. Décathlon s’adjuge la troisième place du palmarès où figurent d’autres grands noms du CAC 40 comme Airbus, Orange, L’Oréal ou LVMH.

D’après l’étude, 41 % des indépendants privilégient la capacité d’innovation lors du choix d’une entreprise cliente, contre 19 % qui accordent de l’importance à la notoriété ou au prestige de cette dernière. En effet, le facteur le plus important demeure la mission qui va leur permettre de relever un défi en exploitant leurs compétences, de découvrir un nouvel univers, dans un environnement de travail agréable si le projet impose leur présence dans les locaux du client.

Néanmoins, trois raisons expliquent que les grandes entités soient ciblées en priorité par les freelances :

  • Elles offrent des opportunités de développer leurs connaissances.
  • Les missions durent plus longtemps, ce qui assure des revenus réguliers sur une certaine période et évite la pression d’une prospection constante.
  • Du fait de leur solidité financière, les consultants peuvent fixer un tarif journalier plus élevé avec des risques d’impayés moindres.

Pour autant, quelques freins persistent, notamment l’absence de stratégie d’accueil dédiée aux indépendants, et les délais de paiement jugés trop longs. Sur ce dernier point, l’intermédiation de certaines plateformes sécurise les revenus des freelances.

Il reste que le freelancing n’est pas fait pour tout le monde. Certains ont besoin d’un encadrement au quotidien et d’un emploi du temps stable qui les rassure. Il revient aux entreprises de s’adapter avec une organisation hybride qui tient compte de tous les types de profils, sans affecter leurs performances économiques, au contraire.

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