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Le son club, pour les nuls...

C’est bien joli de faire un petit tour des boîtes de nuit haut-rhinoises qui font le plein tous les week-ends, mais encore faudrait-il savoir ce qu’on y écoute dorénavant. A partir de là, deux solutions : soit vous faites partie des clubbers, et vous le savez déjà. Soit vous mettez rarement les pieds en discothèque, et vous allez trouver que cet article est un joli galimatias. ☛ Par Mike Obri

Le son club, c’est tout un état d’esprit. Il faut que ça envoie vite et bien, sans fioritures, pour faire danser les foules, et contenter la majorité des fêtards. Depuis une poignée de mois, une des tendances de fond de la chanson qui marche, du hit immédiat, c’est l’électro, aux relents dubstep, qui se caractérise par ses lignes de basses vrillées et ses wobble effects (le son « saute »). Popularisé en France par David Guetta ou encore Bob Sinclar au début des années 2000, ce son n’a plus quitté les premières places du Top 50 des dancefloors. Il suffit d’écouter les playlists qui tournent dans les principales boîtes haut-rhinoises pour s’en rendre compte : l’électro, la house, parfois couplés à un chant R’n’b, il n’y a pratiquement plus que ça.

Psy, l'homme au 1 milliard de vues sur Youtube DR Psy, l'homme au 1 milliard de vues sur Youtube

Le hit Gangnam Style

Bien que l’on soit toujours dans le domaine des sons électroniques, on est désormais bien loin de la froideur de la techno. La musique électro vient accompagner principalement des chansons festives, fun. Le plus gros hit de ces dernières semaines ? Evidemment, l’incontournable Gangnam Style du coréen Psy, qui a pulvérisé tous les records de nombre de visionnages sur Youtube, avec plus d’un milliard ! On l’entend partout, tout le temps (on en peut plus, d’ailleurs). Suivent l’indécrottable David Guetta et ses tubes à deux notes (en ce moment, le titre She Wolf cartonne, toujours la même recette, une sauce électro et une chanteuse à la voix claire), la très régulière Rihanna, plébiscitée en boîte, Swedish House Mafia ou encore Nicki Minaj, qui applique à la lettre la recette « sons électro et chant rap », sans oublier une bonne dose de provocation et une allure étrange et sexy, une sorte de Lady Gaga black fort bien « marketée ».

Ambiances métissées qui mettent le feu

Regulièrement, les sonorités salsa, latino et zouk viennent se coller sur les rythmes rapides des morceaux taillés pour les clubs. On y mélange donc tout ce qu’il y a de plus festif, et les clubbers adorent ça. En France, les meilleurs représentants de cette mode est le Collectif Métissé. Paroles érotiques, rythme zouk, et ça fonctionne ! Les tubes du moment, ultra-joués en boîte : Keen V avec Elle t’a maté et ses paroles inspirées de l’affaire DSK, Rio avec Summer Jam, tout le répertoire des populaires Sean Paul, Kid Cudi et Basto, sans oublier le dernier venu, toujours fan du vocodeur (qui fait chanter juste) et des ambiances latinos, le brésilien Alex Ferrari et ses hits Bara Bara ou Guere Guere. C’est sûr, il ne doit pas mettre plus de dix minutes pour écrire ses chansons. Prochain tube ? Probablement Golo Golo ou Boulou Boulou. Mais évidemment, on ne leur demande pas du songwriting passionnant, juste des sonorités qui font danser (il paraît que ça suffit aux gens).

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