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Caroline Furstoss, sommelière (très) particulière

Rencontrer Caroline Furstoss, ça donne forcément soif ! Rencontrer Caroline Furstoss, ça donne forcément soif ! © M.O.

Les amateurs de vins la connaissent bien : Caroline Furstoss, sommelière colmarienne qui a travaillé avec les grands noms de la gastronomie !

Elle est jeune, jolie, et sympathique. Et en plus, elle est Haut-Rhinoise. Elle a été élue « Sommelière de l’année » en 2014 à tout juste 30 ans, a démarré chez Haeberlin à l’Auberge de l’Ill, collabore avec la Revue du Vin de France, et a travaillé six ans en tant que cheffe sommelière chez le très médiatique chef étoilé parisien Jean-François Piège - que les téléspectateurs d’M6 et de Top Chef identifient immédiatement... « J’ai aussi eu un prix Gault & Millau, mais je l’oublie tout le temps ! », s’amuse Caroline Furstoss, avec un large sourire caractéristique.

Née à Colmar, ses parents déménagent dans le vignoble, à côté de Ribeauvillé, lorsqu’elle est ado. Le délic. Le truc qui fait schboum là-dedans. Les odeurs de fermentations chez les voisins vignerons, les fêtes du vin avec les copines, l’identification des cépages... « Le vin est dans mon esprit totalement et tout le temps ! », révèle-t-elle. « Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie », comme disait l’autre (c’était Confucius).

« Donner une image du sommelier plus cool »

Avec Jean-François Piège à Paris, Caroline Furstoss a tutoyé les sommets de la gastronomie française, avec toute l’exigence que cela entraîne. Elle n’a pas pour autant modifié ni sa fraîcheur, ni sa décontraction. « Je suis pour donner une image du sommelier plus cool, plus relax. Notre rôle, c’est de transmettre un patrimoine, passer des histoires et être à l’écoute du client », explique la jeune femme. Elle avoue que « la connaissance du vin fait très souvent peur aux gens ». Avec elle, les Vins d’Alsace étaient bien défendus à Paris. Il y avait toujours un Alsace au verre à la carte.

Avec une équipe d’amis sommeliers, elle lance le site www.sommelierparticulier.com il y a un an et demi. L’affaire décolle rapidement. Caroline Furstoss prend la décision de s’y consacrer à plein temps et met fin à sa collaboration avec Jean-François Piège en décembre dernier. Une décision au final « pas dure à prendre »... puisque sommelierparticulier, c’est son projet à elle, son bébé ! « Avec ce site, les gens n’ont plus qu’à se laisser conseiller selon leur budget et leurs goûts, définis à l’avance. 50€ comme 500€... on s’adresse à tout le monde. à nous de dénicher des perles rares et d’obtenir des exclusivités sur des bouteilles qu’on ne trouvera nulle part ailleurs ».

A consulter, la page Facebook de sommelierparticulier, fort bien fichue, avec un catalogue impressionnant de courtes vidéos explicatives sur le vin. En filigrane, on perçoit aussi que l’Alsace, ou tout du moins un quotidien moins stressant, manquait à la jeune sommelière désormais maman... Caroline semble visiblement ravie d’être retournée vivre non loin des belles grappes du Kirchberg.

Les femmes, un palais plus fin ?

Est-il plus ardu pour une femme d’exercer le métier de sommelier, à dominante très masculine ? « Du tout. Ce n’est pas tellement le sexe, ça serait plutôt l’âge. En sommellerie, on peut se retrouver assez rapidement responsable d’une carte des vins. Certains clients peuvent se dire : mais, elle n’est pas trop jeune pour connaître le vin ?! », explique-t-elle.

Présent ce jour-là, son ami et client Marc Hoffert, grand amateur de vin, confirme : « Au contraire, j’ai toujours trouvé que les femmes avaient un palais plus fin, plus sensible que les hommes ! » La messe est donc dite.

Une musique en boucle ?
Coldplay. J’ai vu le groupe au Stade de France : une vraie claque !

Votre livre de chevet ?
« Malevil » de Robert Merle. J’ai pensé à ce livre pendant des semaines. La fin est terrible !

Une personnalité que vous admirez ?
Nelson Mandela.

Un endroit où vous vous sentez bien ?
Sur les hauteurs, aux Trois Châteaux, à Ribeauvillé.

Votre resto/café préféré dans le coin ?
La Table du Gourmet chez Jean-Luc Brendel, à Riquewihr. Les accords mets et vins y sont absolument remarquables.

Ce qui vous émerveille dans la vie ?
Les glaces Alsa à Colmar ! (rires) Elles me donnent du bonheur depuis que je suis petite !

Votre dernière grosse colère ?
Elle est liée au mode de vie assez étouffant des Parisiens. L’Alsace va me faire du bien !

www.sommelierparticulier.com

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