Du 13/02/2026 au 04/04/2026
Gratuit
Gérald Panighi et Clémentine Taupin
À contre-poil
© © Clémentine Taupin, "Percheron", 2025
À contre-poil
Vernissage le vendredi 13 février à 18h
Exposition du 14 février au 4 avril 2026
Après avoir rassemblé 30 artistes dans l'exposition de fin d'année, la galerie Eva Vautier décide de présenter pour cette première exposition de 2026, un dialogue intime. Deux regards, deux générations. D'un côté, Gérald Panighi, de l'autre Clémentine Taupin.
Gérald Panighi est diplomé en 2001 de la Villa Arson. De la pratique de Gérald Panighi, nous gardons à l’esprit ces dessins au format raisin, où l’artiste reporte en son centre et par l’entremise du calque, des fragments d’illustrations issus de la culture populaire, des mass médias. L’artiste, face à ce vocabulaire partiellement identifiable, se défie d’apposer sa touche et limite volontairement son intervention à des effets de style : redondance, renversement, recadrage, opposition, superposition. Le dessin lévite, en silence, circonscrit dans l’espace vide, maculé par l’intime, la présence de l’artiste s’immisce par l’entremise de taches et souillures, volontaires ou non. Elles sont dues aux médiums utilisés, résidus de peinture encore fraîche, le gras de la mine graphite accumulée sur la tranche de la main pendant l’opération de transfert revenant hanter le papier.
Clémentine Taupin est née en 2001, la même année où Gérald Panighi a été diplômé de la Villa Arson, école qu'elle a elle aussi fréquentée. Elle en est sortie diplômée en 2024. Fille et petite-fille d'agriculteurs, elle porte en elle l'urgence d'une exploitation familiale en quête de repreneur. Si elle n'a pas repris le travail de la terre, la peinture a pris le relais. Ses œuvres témoignent d'une transmission intergénérationnelle des gestes ancestraux, confrontés à l'agriculture contemporaine. Sa palette dissonante : verts acides, chairs pastel, taches fluorescentes pense la ruralité comme un écart aux clichés. Les tonalités violettes, nourries par la lumière des écrans, traduisent la contamination du regard numérique sur la mémoire rurale. Ses supports font appel à une autre génération paysanne. Elle répare, rapièce, réutilise les tissus transmis d'un héritage maternel. Rapiécés de leurs mains puis des siennes, ces textiles deviennent des surfaces chargées. L'artiste est actuellement résidente à La Station.
Où :
Galerie Eva Vautier - Nice 06000 Nice
Gratuit
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