Attention ! La construction d’une piscine est réglementée par la législation française. Vous vous imaginiez creuser votre bassin sans demander rien à personne ? Ce n’est malheureusement pas aussi simple. Si vous décidez d’installer une piscine dans votre jardin, vous allez devoir vous soumettre à quelques obligations administratives. En fonction de votre type de projet, vous devrez déposer une demande de permis de construire ou une déclaration de travaux auprès de votre mairie. Les réglementations peuvent varier d’une ville à l’autre, pensez avant à vous renseigner dans votre mairie.
Quelques chiffres : si la piscine enterrée dépasse les 100 m², ou que vous comptez faire aménager un abri d’une hauteur de plus de 1m80, vous devrez obligatoirement déposer un permis de construire. Si la piscine a une surface comprise entre 10 m² et 100 m², qu’un abri d’une hauteur de moins d’1m80 est prévu, une déclaration de travaux suffit. Aucune formalité n’est à effectuer concernant les piscines hors-sol gonflables ou tubaires, ou de moins de 10 m² (ce qui représente un ratio de 5m x 2m pour une piscine rectangulaire).
© Alexandre Zveiger
Tout savoir avant de faire creuser sa piscine !
L’emplacement de votre piscine est crucial. Votre piscine doit être installée au soleil et orientée, si possible, en fonction des vents dominants. Placez le ou les skimmers (les bouches de filtration) face au vent, ainsi l’eau se dirigera naturellement vers eux.
L’emplacement de la piscine dépend aussi de la composition de votre terrain. Si votre jardin a beaucoup de relief, il faudra aplanir le terrain. Des travaux de stabilisation du sol peuvent être à prévoir. Bien sûr, il faudra également vérifier qu’aucun conduit sous-terrain ne s’y trouve (arrivée d’eau, de gaz, etc). Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) prévoie des distances minimales entre votre piscine et le terrain de vos voisins. En règle général, le retrait minimum est d’au moins 3 mètres, mais cela varie en fonction des communes. Petit conseil : évitez d’installer votre piscine à proximité immédiate d’arbres ou de buissons. Vous vous éviterez ainsi de grandes corvées de nettoyage de feuilles ou d’épines dans l’eau.
Tout propriétaire de piscine enterrée doit posséder l’un des quatre dispositifs de sécurité exigé par la loi depuis janvier 2004. Soit : une couverture de sécurité qui se déroule sur l’eau, sorte de bâche résistante à un poids d’un enfant de moins de 5 ans, une alarme de sécurité, un abri de piscine type véranda pouvant se fermer, ou des barrières de sécurité. Le logo NF doit figurer sur ces différents systèmes.
Il existe trois types de piscine enterrée :
1) Les plus solides et durables sont les piscines maçonnées en béton. Le béton s’adapte à tous les terrains. Bien sûr, les travaux de maçonnerie se révèlent relativement importants.
2) Les coques monobloc en polyester, qui représentent le gros du marché et sont les plus rapides à installer. Elles peuvent être de formes et de tailles très différentes. La variante en inox connaît un gros succès dernièrement et donne un certain chic au bassin.
3) Les piscines creusées en kit, qui se présentent sous forme des panneaux modulaires en béton, bois, métal ou résine de synthèse. Il faut ensuite les assembler pour former la paroi du bassin. Ces kits permettent de réduire la facture de l’installation mais demandent une évidente maîtrise technique.
Pour aller plus loin : www.guide-piscine.fr, le site référence en matière de construction et d'entretien de piscine.
Recevez les meilleures idées sorties par notification web !
Aucun email requis.
Autoriser les notifications pour continuer.
Recevez les meilleures idées sorties par notification web !
Aucun email requis.
Une seconde fenêtre va s'ouvrir vous invitant à autoriser les notifications