Les clubs en 2008

Tendances

Les clubbers haut-rhinois sont des veinards. Non seulement on les chouchoute de tous côtés, mais on leur offre en plus un formidable éventail de choix aussi variés que possible, pour tous les goûts, toutes les envies... et toutes les générations. Multiplexes festifs ou discothèques intimistes, style chic, fashion, décontracté, gay ou rétro, ambiance électro, groove ou rock : toutes les tendances animent le monde de la nuit dans le Haut-Rhin. Petit tour d’horizon nocturne sur les surprises que réserve 2008...

2008 annonce une véritable révolution dans le monde de la nuit. D’abord, évidemment, avec le décret anti-tabac qui signe la fin des établissements enfumés. Un nouveau mode de vie imposé aux accros de la cigarette, mais aussi aux responsables des discothèques, tous contraints de s’adapter d’une façon ou d’une autre. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, l’air plus pur a des chances d’attirer les non-fumeurs qui avaient déserté ces lieux pour cause de désagrément.
Cette nouvelle année devrait aussi confirmer l’engouement des jeunes pour la Tecktonik, au point d’élever (peut-être) ce phénomène de mode au rang de véritable courant artistique, à l’instar du disco en son temps.
Une chose est sûre, la bonne vieille discothèque «à papa» est bel et bien de l’histoire ancienne ! Les boîtes de nuit du nouveau millénaire savent s’adapter aux nouvelles technologies et aux comportements des noctambules.

La musique
Elle reste, dans les boîtes de nuit de la région, relativement généraliste et plutôt éclectique. Les deux grandes tendances sont la house-electro (appelée anciennement dance music) et le groove-R&B. Avec des préférences variables selon les endroits. La Tecktonik est en train de faire son ascension dans les playlists des Dj. On peut notamment citer Mondoteck, qui cartonne en ce moment. «Ce n’est pas vraiment un son nouveau, mais ce mouvement permet de populariser la musique électronique, notamment house, de par sa médiatisation, à la télé entre autres », explique Nico, le Dj du Best Of, à Sierentz. Mais les tubes populaires incontournables ne sont pas pour autant oubliés. Ces valeurs sûres de la fête continuent d’être jouées dans les petites salles, dites «rétro», des discothèques.

Les DJ’s
Fini le temps du Disc Jockey à la voix reverbisée qui vous parle sans arrêt. Aujourd’hui, place au mix qui doit faire monter la sauce quand il le faut. Les Dj proposent un véritable show de tous les instants. D’ailleurs ils deviennent de plus en plus professionnels, avec un matériel sophistiqué et adapté à ces nouveaux besoins. Certains se lancent aussi dans la production musicale, preuve qu’il y a une réelle créativité dans notre région.

La déco
Les clubs n’ont jamais fait autant d’efforts sur la décoration pour créer des ambiances singulières et festives. Chaque établissement constitue la sienne en fonction de sa clientèle, souvent pour des soirées ponctuelles au thème précis. De manière générale la tendance penche du côté classe mais simple, tout en étant confortable. Dans ce décor permanent, les grands écrans sont devenus indispensables. On peut y voir des clips ainsi que les photos des soirées précédentes ou à venir. Des complexes de nuit tels que le Macumba à Bartenheim ou le Phare à Altkirch peuvent proposer différentes ambiances grâce à leurs multiples salles. Quand, dans l’une, vous danserez sur des musiques du soleil dans une atmosphère tropicale, dans une autre vous verrez des teuffeurs se mouvoir énergiquement au rythme de sons et de lasers futuristes.

Jeux de lumière et technique
Grâce à la technologie, les jeux de lumière sont de plus en plus high-tech ! La nouvelle génération de leds (diodes électroluminescentes) permet de multiplier les possibilités créatives et offre des combinaisons impressionnantes. Dans un avenir très proche on pourra voir des visuels dignes des films de science-fiction. Certaines boîtes de nuit investissent dans des concepts novateurs : le Best Of, par exemple, possède depuis peu son système CO2 permanent. Importé tout droit d’Ibiza, ce procédé envoie des jets d’air frais à intervalles réguliers pour rafraîchir la piste de danse. La sonorisation a aussi bien progressé en gagnant surtout en qualité, le volume restant limité par la législation française à 105 dB.

Les soirées
Elles doivent être chacune un instant unique imprimé sur la pellicule des nombreux photographes et caméramen présents. Les clubbers pourront se remémorer leur folle nuit en visionnant les photos et les vidéos sur les sites Internet des discothèques ou des médias spécialisés. De véritables programmations artistiques sont ainsi proposées au public avec la venue fréquente de personnalités du show-biz ainsi que de DJ-stars qui font monter l’ambiance à son paroxysme. Voir le comique-chanteur Michaël Youn en live au Macumba ou l’animateur Cauet au Phare, ça vaut le détour ! Plus classiques, les soirées cadeaux, célibataires ou étudiantes restent des valeurs sûres.

2008 du côté
des clubbers et clubbeuses...

La danse
Il n’y a pas besoin de savoir danser pour s’éclater en boîte. Rien n’est imposé et chacun bouge comme il le sent. Le cliché du danseur showman avait d’ailleurs complètement disparu des boîtes. Jusqu’à maintenant puisque la Tecktonik a ravivé le goût pour la danse, surtout chez les plus jeunes. Pour Pierre, aux platines du Fashion Klub à Sausheim, «ce mouvement amène surtout un esprit fun et créatif chez les clubbers». Il semblerait bien que cette gestuelle techno soit comparable - dans l’engouement qu’elle suscite - au courant disco ou hip hop d’il y a quelques années.

Le look
Il n’y a pas de tendances particulières même si les «tenues correctes» sont toujours exigées à l’entrée des établissements de la nuit. Le but est d’avoir un look vestimentaire qui marie style classe et style décontracté. Une sortie en boîte reste un moment privilégié pour se mettre sur son 31. Néanmoins, pour les lieux qui passent des musiques électroniques, c’est la mode Tecktonik, vous l’aurez deviné, qui s’impose : pantalon slim (serré), t-shirt moulant, basket et coupe de cheveux personnalisée (inspirée du genre punk) avec des motifs tribaux.

Les clubs en 2008 - 3 questions à
Rino patron du Best Of et du Phare.


Quel est votre regard sur les discothèques d’aujourd’hui ?

Le temps des «vendeurs de vent», aux slogans pompeux, est heureusement révolu. Les clients ne sont plus dupes et sortent dans les établissements qui les respectent.

Respecter, c’est-à-dire ?
Le pouvoir d’achat étant en baisse, nous devons en tenir compte si on veut que la fête continue et qu’elle soit à la portée de tous. Au Best Of et au Phare, ça fait plus de cinq ans que les prix sont stables raisonnables tout en gardant une exigence de qualité.

Justement la qualité, c’est quoi pour vous ?
D’être toujours à la page, tant du point de vue technologique que du point de vue des concepts des soirées, ce que nous essayons de faire au quotidien. Surtout, il faut toujours veiller à ce que les établissements aient une âme. C’est primordial car on peut avoir la plus belle des salles, quand elle est vide elle ne vaut rien...


Newsletter JDS

Prêt pour un week-end de folie ? Chaque jeudi tous les bons plans sorties