Les Rencontres d'Arles 2026 : plongĂ©e dans la sĂ©quence "Vies Sensibles"

Les Rencontres d'Arles 2026 se tiennent du 6 juillet au 4 octobre dans la ville d'Arles, en Provence. Cette 57e édition du festival de photographie propose une séquence intitulée "Vies Sensibles", qui place le vivant au cœur de sa programmation. Expositions animalières, cyanotypes, bactériographies et explorations botaniques composent un parcours exigeant et sensible à travers plusieurs lieux emblématiques de la cité.

Les Rencontres d'Arles 2026 : plongĂ©e dans la sĂ©quence Vies Sensibles DR Les Rencontres d'Arles 2026 : plongĂ©e dans la sĂ©quence "Vies Sensibles"

À Arles, le vivant s'invite au cœur du festival de photographie

La séquence "Vies Sensibles" s'inscrit dans une édition placée sous le signe de la complexité et de la sensibilité. Comme l'exprime Christoph Wiesner, directeur des Rencontres d'Arles, l'ambition de cette édition est de créer un espace qui accueille la profondeur du réel, sans simplification ni réduction. La photographie y est abordée comme un médium capable de relier grande Histoire et récits intimes, de révéler ce qui circule et se transmet entre les êtres.

Dans les Bouches-du-Rhône, Arles confirme ainsi sa place de capitale mondiale de la photographie en proposant un programme qui dépasse largement le cadre esthétique. La séquence "Vies Sensibles" interroge notre rapport au monde vivant, animal, végétal et naturel, à travers des œuvres qui engagent autant la réflexion que les sens. Plusieurs lieux de la ville accueillent ces expositions, du Cloître Saint-Trophime à la Mécanique Générale, en passant par le Jardin d'Été et l'espace Croisière.

L'exposition phare de cette séquence, Modèle animal. 200 ans de photographie, commissariée par Nathalie Herschdorfer, traverse deux siècles d'images pour révéler comment la photographie a façonné notre regard sur les animaux. Observés, aimés, exploités ou fantasmés, les animaux ont accompagné le médium photographique depuis ses origines. Cette exposition des Rencontres d'Arles à ne pas manquer se tient à la Mécanique Générale et constitue l'un des rendez-vous incontournables de l'été arlésien.

Des artistes internationaux explorent les frontières de l'image et du vivant

La séquence "Vies Sensibles" réunit plusieurs artistes dont les pratiques partagent une même conviction : l'image photographique est un milieu vivant, en perpétuelle transformation. Lisa Oppenheim présente à la Mécanique Générale l'exposition Monsieur Steichen, dans laquelle elle explore les facettes méconnues du maître, notamment sa passion pour les fleurs, ses créations textiles et ses expérimentations en photographie couleur. Commissariée par Bettina Steinbrügge, cette exposition dialogue avec une autre proposition consacrée à Steichen, La Nature d'Edward Steichen, commissariée par Ruud Priem, qui révèle le rôle central de la nature dans la vie personnelle et professionnelle du pionnier du pictorialisme à travers des œuvres rarement montrées.

Au Cloître Saint-Trophime, deux expositions marquantes prennent place. Meghann Riepenhoff présente Lame de fond, une série de grands cyanotypes réalisés sans appareil photo, par contact direct avec les éléments naturels : pluie, vagues, glace, vent, sédiments. Ces œuvres témoignent d'une fascination pour l'impermanence du paysage et la matérialité de l'acte photographique. Lara Tabet, accompagnée de Yasmine Chemali, propose quant à elle Le Corps vitré, une démarche expérimentale de bactériographie dans laquelle des micro-organismes aquatiques prélevés dans des zones portuaires ou des littoraux industrialisés interagissent avec des surfaces photosensibles pour en altérer la chimie.

Le Jardin d'Été accueille pour sa part l'exposition Flower Power, commissariée par Beata Nowak et Michel Poivert, qui réunit cinq artistes de la scène internationale autour du motif de la fleur. Loin de tout ornement convenu, les œuvres présentées témoignent d'une esthétique du vivant et d'une recherche expérimentale sur l'image. Enfin, à l'espace Croisière, Rebekka Deubner présente La Terre amoureuse, une série documentaire née de sa présence aux manifestations contre les mégabassines à Sainte-Soline en mars 2023, prolongée par un travail au long cours sur les territoires et ceux qui les habitent.

Article rédigé par Marie.
Date de publication : le 13/05/2026.

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