Jusqu'au 16/05/2026
Le corridor, 3 Rue De la Roquette | Arles
NC
La galerie Le Corridor est heureuse de présenter Traverser, une exposition rassemblant les œuvres de Florence Grundeler et Michel Rey. Lente traversée de paysages imaginaires, réels ou métaphoriques.
© Le Corridor
Traverser
Dans le processus créatif de Florence Grundeler, au départ il y a la matière : coton, tarlatane, papier, cuivre, cendre, encre, fil et, récemment, la toile de jean. La sérendipité, ce fructueux hasard, y joue un rôle important et revendiqué. D’un geste libre et aléatoire, l’artiste se confronte à la fragilité, à la dureté, à l’imprévisible perméabilité du support. Elle pique, avec du fil, toiles et papiers ; les imprègne d’encre ; grave les plaques à la pointe sèche. Elle explore la répétition des formes, leurs infimes variations. Les tons sont neutres : bruns, noirs, blancs, bleus. Du silence, du vide et, paradoxalement, une densité de détails qui invitent à une contemplation vagabonde. Une série de petits formats, issue du projet Jean Palimpseste – des paysages sur des fragments de jeans usés – est exposée pour la première fois. Nouvelle illustration subtile de l’incessante recherche de l’artiste sur l’expérience sensible du temps et de l’empreinte.
Les photographies de Michel Rey, tirées de la série entre-deux, Camargue, évoquent les espaces intermédiaires et indécis de la Camargue, territoire instable et mouvant où la séparation n’est jamais loin de la rupture. Le propos n’est pas documentaire ; pourtant, pour qui connaît ce territoire, c’est son essence même qui est captée ici. Couleurs minérales, du sable éteint à l’ocre intense, du bleu ciel au bleu noir ; lignes de force horizontales ; espaces infinis. La présence humaine se joue sur un mode indirect, par des signes, vestiges purement graphiques qui entrent en tension avec l’horizontalité des trois éléments : terre, mer, ciel. La composition est rigoureusement pensée, maîtrisée, d’une picturalité assumée. Elle puise son esthétique dans le passé de l’iconographie chrétienne en inversant ses valeurs : le ciel est foncé, la terre est claire. Cette dimension métaphorique crée de l’étrangeté, un effet de trouble entre réel et fiction. Tout en maintenant une distance aux choses, elle invite à un déplacement du regard.
Cet événement a été renseigné par un organisme institutionnel (Office de Tourisme d'Arles). Date de dernière mise à jour le 19/04/2026.
Contacts :
+33 6 81 17 94 90
lecor
www.l
NC
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