Du 06/07/2026 au 04/10/2026
Arles | Arles
Du 6 juillet au 4 octobre 2026, les Rencontres d'Arles consacrent leur première séquence aux récits d'émancipation africains, de l'Algérie au Congo en passant par le Ghana et la Côte d'Ivoire. Cinq expositions investissent des lieux emblématiques d'Arles, réunissant des œuvres de Katia Kameli, Paul Kodjo, Sammy Baloji, James Barnor, Paul Strand, Carlos Idun-Tawiah et Thato Toeba autour des imaginaires visuels de l'indépendance.
Pour leurs 57e édition, les Rencontres d'Arles ont choisi d'ouvrir un espace à la complexité et à la sensibilité, loin des raccourcis et des oppositions binaires. Christoph Wiesner, directeur du festival, a souhaité que la photographie joue pleinement son rôle de médium capable de conjuguer grande Histoire et récits intimes, de révéler ce qui circule, subsiste et relie. La séquence "Indépendances" s'inscrit directement dans cette ambition éditoriale, en faisant de la libération africaine un prisme pour regarder le monde contemporain autrement.
Réputé comme l'un des rendez-vous photographiques majeurs en France, le festival arlésien accueille chaque été des expositions qui irriguent les monuments et les espaces de la ville. En Provence-Alpes-Côte-d'Azur, peu d'événements culturels offrent une telle densité de propositions visuelles sur un territoire aussi chargé d'histoire. Cette édition ne fait pas exception : la semaine d'ouverture se tient du 6 au 12 juillet 2026, avant que le programme ne se déploie jusqu'au 4 octobre.
La séquence "Indépendances" explore des territoires aussi divers que l'Algérie, le Ghana, la Côte d'Ivoire et la République démocratique du Congo, en s'appuyant sur des regards photographiques qui interrogent mémoire collective, identité nationale et modernité postcoloniale. Chaque exposition occupe un lieu patrimonial d'Arles, transformant la ville en véritable carte géographique des luttes pour l'émancipation. Vous pouvez retrouver l'ensemble du programme détaillé sur la page consacrée aux Rencontres d'Arles 2026.
Au Palais de l'Archevêché, l'exposition Ghana ! Rêver l'indépendance 1957–1976 retrace l'effervescence visuelle qui a accompagné l'émancipation du Ghana après plus d'un siècle de domination britannique. Commissariée par Damarice Amao, elle s'intéresse au rôle central joué par le livre et l'imprimé dans la construction d'une nouvelle identité culturelle et intellectuelle ghanéenne, avec notamment les images de Paul Strand, James Barnor et Carlos Idun-Tawiah.
À la Croisière, Paul Kodjo : Photoromance constitue la première exposition personnelle d'envergure en France de ce photographe ivoirien, figure pionnière du photoroman en Afrique. Commissariée par Amandine Nana, elle met en lumière son rôle déterminant dans la construction d'une culture visuelle ivoirienne après l'indépendance. À l'Église des Trinitaires, Impala de Sammy Baloji interroge quant à lui les tensions entre société traditionnelle et modernité coloniale dans les espaces urbains du Katanga, en s'appuyant sur un travail mené avec l'anthropologue Filip De Boeck entre le Congo et l'Angola.
À l'Église Sainte-Blaise, Katia Kameli poursuit son enquête iconographique Le Roman algérien (Un nouveau chapitre), initiée en 2016, pour restituer l'épaisseur de la mémoire collective algérienne à travers un récit conjugué au féminin pluriel. Enfin, à la Salle Henri Comte, Thato Toeba propose avec Tout le monde peut être Lucifer une réflexion sur les idéologies défaillantes et les récits coloniaux, en mobilisant le collage et les archives photographiques dans le contexte des histoires sud-africaines.
Article rédigé par Marie.
Date de publication : le 16/04/2026.
Les Rencontres d'Arles 2026 : festival de photographie : toute la programmation
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