En 2026, le Festival des Jardins fait son cinéma

Du 22/04/2026 au 01/11/2026

Domaine de Chaumont-sur-Loire | Chaumont-sur-Loire

De 6€ à 21€

Du 22 avril au 1er novembre 2026, le Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire revient avec une édition placée sous le signe du 7e art. Son thème, "Le jardin fait son cinéma", invite à regarder le jardin autrement : comme un espace de mise en scène, de récit et d'émotion, où chaque perspective et chaque détour peuvent devenir un plan à part entière.

En 2026, le Festival des Jardins fait son cinéma DR En 2026, le Festival des Jardins fait son cinéma

Le jardin est un lieu de mémoire, de temporalité et de sensations. A la fois réel et symbolique, il offre un décor familier... sans jamais être totalement contrôlable. Le cinéma, art du temps, du regard et du récit, trouve dans cet espace vivant un partenaire plastique et poétique rare. Avec "Le jardin fait son cinéma", le Festival International des Jardins propose d'explorer les correspondances formelles, narratives et symboliques entre ces deux arts.

Le jardin, un décor chargé de dramaturgie

Depuis les origines du cinéma, le jardin est un lieu de tournage privilégié. Filmer dans un tel décor n'est jamais neutre : il porte en lui une charge affective et un potentiel dramaturgique puissants. Refuge ou piège, paradis ou territoire d'initiation, il peut devenir le théâtre d'une séquence bucolique comme d'une scène d'effroi. De nombreux cinéastes en ont fait un élément central de leur mise en scène, du "Jardin des Finzi-Contini" (1970) au "Jardin secret" (1993), sans oublier "Mon voisin Totoro" (1988).

Une scénographie du regard

Le cinéma et l'art du jardin partagent une attention commune aux perspectives, aux lignes et aux circulations. Tous deux organisent l'espace pour guider le regard. Le jardin est scénographié pour être parcouru ; la succession des plans d'un film est construite pour être lue. Dans les deux cas, le mouvement engendre une narration implicite. Allées, parterres, massifs et bosquets s'enchaînent comme des séquences, tandis que clôtures et ouvertures jouent le rôle de transitions.

À Chaumont-sur-Loire, le thème 2026 propose ainsi de considérer le jardin comme un dispositif cinématographique à part entière. Ombres et lumières, pleins et vides, rythmes et matières composent une œuvre vivante, où le promeneur devient spectateur actif.

Le temps, matière vivante commune

Autre point de convergence essentiel : le temps. Le jardin pousse, se transforme, évolue au fil des saisons et des aléas climatiques. Il est soumis à la croissance, à la floraison, puis à l'érosion et au renouvellement. Le cinéma, lui, manipule le temps : il le dilate, le condense, le fragmente, le remonte. Filmer au jardin, c'est inscrire dans l'image une temporalité mouvante et capter la lente évolution du monde vivant.

Certains réalisateurs ont fait du jardin un motif central, à l'image de Derek Jarman dans "The Garden" (1990) ou de Peter Greenaway dans "Meurtre dans un jardin anglais" (1982). L'édition 2026 s'inscrit dans cette réflexion en proposant des créations qui envisagent le jardin comme une narration en mouvement, un véritable "scénario vivant".

Des créations inspirées du 7e art

Les projets sélectionnés multiplient les clins d'œil cinématographiques, entre hommage et réinterprétation.

Parmi les jardins annoncés :

  • "Fenêtre sur cour",
  • "La Petite Boutique des horreurs",
  • "Fantasia",
  • "Stalker : un jardin de résilience",
  • "Jurassic Plantes",
  • "Les jardins de Tati",
  • "Le jardin du zapping",
  • "Le jardin de Truman",
  • "Les roseaux sauvages"
  • ou encore "Le fabuleux jardin d'Amélie Poulain".

Autant de propositions qui promettent un parcours immersif, poétique et spectaculaire.

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