Puisqu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, Lucas Stoppele, 30 ans, designer diplômé des Arts Déco de Strasbourg, a lancé sa propre maison d’édition il y a un an : le Comptoir du Design à Rixheim.
© Sandrine Bavard
Lucas Stoppele, fondateur du Comptoir du design a Rixheim !
« J’ai été designer indépendant pendant 5 ans et j’ai vu les difficultés pour percer : on dessine des projets, on participe à des tas de concours qui se finissent par une déception, on envoie des dizaines de mails qui restent sans réponses. Les grandes maisons d’édition, comme Vitra ou Roche Bobois, font confiance à des grands noms du design, pas à des designers de moins de 30 ans qui ne sont pas encore connus. Mon but, c’est d’aider les jeunes à se lancer, car il y a de réels talents », explique-t-il.
Dans cette aventure, il a bénéficié de l’aide de Fabrice Sprenger, à la tête de l’entreprise DS Design à Rixheim, créateur d’aménagements, qui lui a longtemps prodigué des conseils pendant ses études avant de lui prêter ses locaux et lui ouvrir son carnet d’adresse.
C’est d’ailleurs toute la philosophie de l’entreprise : profiter du savoir-faire des artisans locaux, sollicitant ici une menuiserie associative à Bollwiller, là une entreprise de découpe laser à Mulhouse. « On fait tout dans un rayon de 15 k, parce qu’il faut redynamiser l’économie locale. Pourquoi aller chercher de l’acier à l’autre bout du monde, peut-être de moins bonne qualité, alors que l’on trouve des artisans sur place ? », questionne l’entrepreneur.
La réponse tient peut-être à ce que le Comptoir du Design ne cherche pas à faire du chiffre à tout prix : « Je veux que tout le monde s’y retrouve, en proposant des prix attractifs pour les clients, mais aussi avec une juste rétribution pour le designer », poursuit Lucas Stoppele. Il vend ainsi des plumiers à 30€ ou des tables basses pour moins de 600€, édités en petite série.
Le catalogue s’étoffe petit à petit, avec du mobilier contemporain, essentiellement en bois et en acier, ludique et fonctionnel, à l’exemple de ce lampadaire qui s’étire comme une pelure d’orange de Fabrice Sprenger, ou le tabouret Tang à la base arrondie de Lucas Stoppele. « J’aime les objets simples, pas forcément dans la réalisation ou le dessin, mais dont on comprend tout de suite comment il fonctionne, avec un petit peu de poésie, souligne le gérant. J’ai par exemple fait une table en bois en mibois, sans vis, très simple à emboîter. Les empiètements en bois ressortent aux quatre coins de la table pour que le regard découvre l’assemblage en dessous », développe le designer.
Sous son œil, un rien peut devenir esthétique : un écrou, un goulot de bouteille, ou un fer à béton. « On ne fait plus attention à ces objets, mais si on les retravaille un petit peu, on se rend compte à quel point ils sont beaux et fonctionnels », souligne-t-il.
Depuis quelques semaines, le Comptoir du Design, qui veut promouvoir les designers alsaciens, compte deux nouveaux venus dans ses rangs : Jean-Charles Kien qui a dessiné des petits rangements de bureau très fonctionnels, ou encore Christine Wolf-Adam, qui a imaginé une chaise en bois pour enfant avec une assise en forme de bretzel - « peut-être un futur best-seller et une grosse carte de visitepour nous ! ». Des objets qui seront présentés lors de la prochaine Foire Expo de Mulhouse en dans le nouvel espace dédié à la décoration et l’aménagement de la maison.
Où :
Comptoir du design, 5 avenue Colbert à Rixheim
Contacts :
06 17 09 34 28
www.c
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