Port Olona, Ponton Vendée Globe | Les Sables-d'Olonne
Le 6 septembre 2026, à 15h précises, le skipper Damien Guillou a quitté le ponton Vendée Globe de Port Olona, aux Sables-d'Olonne, à bord de Solarem. Il s'est élancé pour la Golden Globe Race 2026, un tour du monde en solitaire, sans escale, sans assistance et sans GPS, prévu pour durer au moins six mois. Une aventure exceptionnelle qui a vu la baie des Sables-d'Olonne se couvrir de bateaux venus saluer les partants.
C'est dans une ambiance toute en retenue, entouré de sa famille, de ses proches et de ses partenaires, que Damien Guillou a quitté le ponton Vendée Globe de Port Olona, aux Sables-d'Olonne. À bord de son voilier Solarem, il s'est élancé à 15h précises pour rejoindre le peloton de la Golden Globe Race 2026, une course autour du monde en solitaire parmi les plus exigeantes qui soient.
DR
Damien Guillou au départ de la Golden Globe Race à bord de Solarem
Le moment du départ, particulièrement chargé en émotion, a visiblement touché skipper et proches. La Vendée et ses côtes atlantiques ont ainsi été le théâtre d'un instant rare, suspendu entre l'imminence de l'aventure et la pesanteur des adieux. « Ce n'est pas simple pour les gens qui restent à terre, ce n'est pas simple pour moi non plus. En fait, ce n'est simple pour personne », a confié Damien Guillou avant de larguer les amarres.
Dans la baie des Sables-d'Olonne, le spectacle était à la hauteur de l'événement : une multitude de bateaux accompagnateurs, de semi-rigides et de voiliers étaient venus saluer les concurrents pour leurs premiers milles. Malgré un vent très faible au moment du départ, l'atmosphère mêlait silence et effervescence, dans un décor marin particulièrement saisissant au large de cette ville emblématique de la voile française.
Pour Damien Guillou, cette édition 2026 de la Golden Globe Race n'est pas une première. Quatre ans après sa participation initiale à cette épreuve mythique, le skipper aborde ce nouveau défi avec une expérience précieuse, notamment celle des longues périodes de solitude et de la réalité d'un départ pour plusieurs mois. « Je suis beaucoup plus reposé, plus détendu et plus serein », a-t-il indiqué avant de prendre le large.
Plutôt que de se projeter d'emblée sur l'intégralité des six mois de navigation, Damien Guillou a choisi une approche pragmatique : découper mentalement son tour du monde en plusieurs étapes. Les premières, plus accessibles, servent d'échauffement. « Je me projette jusqu'aux Canaries, dans environ huit jours, et je prends ça comme un entraînement », a-t-il expliqué. Selon lui, le véritable cœur de la course ne commencera qu'à l'approche des mers du Sud et du cap de Bonne-Espérance.
La veille du départ avait également été marquée par le baptême de Solarem, célébré en présence de nombreux supporters et partenaires, avec Violette Dorange dans le rôle de marraine. La bouteille de champagne s'était brisée du premier coup, au grand soulagement du skipper, qui y a vu un signe encourageant. Ce moment de partage lui a permis de mesurer l'engouement autour de son projet et de puiser une dernière dose d'énergie avant de s'élancer seul vers l'horizon.
Article rédigé par Julie
Date de publication : le 06/09/2026.
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