Siège du GSCF, BP 80 222 | Villeneuve-d'Ascq
Le Groupe de Secours Catastrophe Français (GSCF), dont le siège est établi à Villeneuve-d'Ascq, a dévoilé en avril 2026 son projet « Cap 2027 » : la création d'un centre national opérationnel, logistique et de formation dédié aux interventions en cas de catastrophe. Avec un investissement total estimé à 2 millions d'euros et un objectif de 1 000 membres opérationnels d'ici fin 2027, le GSCF engage une montée en puissance significative.
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Les Hauts-de-France pourraient accueillir en 2027 le premier centre national dédié aux secours en cas de catastrophe, porté par une organisation déjà active dans plus de 35 pays
Fondé en 1999 par Thierry Velu, sapeur-pompier professionnel, le Groupe de Secours Catastrophe Français (GSCF) affiche aujourd'hui plus de 27 ans d'existence et une expérience opérationnelle dans plus de 35 pays. Implanté logistiquement à Maresquel-Ecquemicourt, dans le Pas-de-Calais, et dont le siège social demeure à Villeneuve-d'Ascq, l'organisation souhaite désormais franchir une nouvelle étape avec la création d'un centre national permanent.
Ce projet, baptisé « Cap 2027 », prévoit la construction d'un outil structurant autour de quatre grandes fonctions : opérationnelle, logistique, de formation et de coordination. Le futur centre devra notamment accueillir une réserve nationale de matériel mobilisable rapidement, estimée à environ 1 million d'euros, ainsi qu'un pôle de formation capable de préparer des intervenants à agir dans des contextes exigeants, y compris dans les premières heures suivant un séisme majeur. Dans les Hauts-de-France, ce projet de centre dédié aux secours en cas de catastrophe représente une opportunité structurante pour le territoire qui sera retenu.
La décision d'implantation est attendue dans les prochaines semaines à compter d'avril 2026. Plusieurs territoires sont actuellement à l'étude. Le GSCF a précisé que le choix reposera sur la qualité du partenariat proposé, la capacité à répondre aux besoins immobiliers et l'implication conjointe de la commune ou intercommunalité d'accueil, du département et du Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS). Cette logique tripartite est décrite par l'organisation comme un élément central du projet.
Le GSCF s'est forgé une réputation internationale grâce à sa capacité de projection dans des délais très courts. L'organisation est en mesure de mobiliser un moyen aérien en moins de 3 heures après déclenchement de l'alerte, et d'assurer un départ opérationnel en moins de 12 heures après un séisme. Cette réactivité a notamment été démontrée lors du tremblement de terre en Turquie en 2023, où plusieurs sauvetages ont été réalisés dans les premières phases de l'intervention, ou encore au Népal en 2015, lors d'une mission en contexte sismique extrêmement difficile.
Spécialisé en sauvetage-déblaiement (USAR : Urban Search and Rescue), le GSCF intervient également en France en appui des collectivités, sans se substituer aux services de secours. L'organisation apporte des moyens complémentaires en matériel et en logistique pour soutenir les territoires face aux conséquences d'une catastrophe. À l'international, ses équipes sont intervenues notamment en Ukraine, au Liban, en Croatie, en Birmanie, en République tchèque et à New York.
Sur le plan de la sélection et de la formation des membres, le GSCF applique un processus rigoureux : sur environ 100 candidatures reçues, une vingtaine sont retenues à l'issue d'une première sélection, et seulement la moitié poursuit le parcours jusqu'à être pleinement opérationnelle. L'organisation ne recherche pas des profils extraordinaires mais des personnes disposant de qualités humaines solides : sens des responsabilités, esprit d'équipe et capacité d'adaptation. Les compétences techniques sont ensuite acquises via une formation interne structurée.
Au-delà de la création du centre national, le GSCF travaille sur plusieurs projets innovants. Précurseur en matière de drones d'intervention dès 2014, l'organisation développe des outils de détection de victimes sous décombres intégrant des technologies adaptées aux milieux effondrés. Une formation spécialisée intitulée « Séisme et secours humanitaire » est également en cours de structuration, avec pour objectif de former des intervenants capables d'agir dans les 24 heures suivant un séisme majeur.
Le GSCF a par ailleurs engagé une fusion avec Urgence SDF (USDF), afin de structurer et développer les actions de soutien aux personnes sans-abri. Cette diversification illustre la volonté de l'organisation d'élargir son champ d'action au-delà des catastrophes naturelles, en répondant à des situations de vulnérabilité sociale sur le territoire national.
Le futur centre national nécessitera une surface minimale de 800 m², évolutive à moyen terme, comprenant des zones de stockage logistique, un hangar ou une zone technique, des bureaux administratifs et opérationnels ainsi que des espaces dédiés à la formation. Le GSCF entend assurer lui-même le financement de son implantation afin de garantir son indépendance, pour un investissement global estimé à environ 2 millions d'euros.
Article rédigé par Marie.
Date de publication : le 07/05/2026.
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