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Heavy metal : Syr Daria veut enfoncer le clou

Syr Daria, groupe de métal basé à Soultz et environs, prépare un second album. Et affûte leurs nouveaux morceaux en vue de la première partie de Paul Di'Anno, premier chanteur d'Iron Maiden, qu'il assurera au Grillen le samedi 17 mars.

Beaucoup d'entre vous ont pu découvrir Syr Daria en première partie de Scorpions à la Foire aux Vins l'été dernier, puisque vous étiez 10 000 personnes. Un moment intense pour le groupe de heavy métal basé à Soultz : « Quand on m'a annoncé que nous allions assurer la première partie, je n'y croyais pas. On était comme des gamins ce jour là, la demi-heure est passée comme une flèche, devant un public chaleureux et avec un son énorme! C'est le genre de concert qui te fait pétiller les yeux pendant quelques temps », témoigne Thomas Haessy, un des guitaristes du groupe. « On donne rarement cette chance à des groupes locaux, on l'a pris, on l'a savouré, on a eu des bons retours, on a eu une exposition formidable. Pour nous, c'est une carte de visite : on peut dire à des programmateurs qu'on l'a fait, et qu'on peut le refaire », déclare Michel Erhart, l'autre guitariste du groupe.

Syr Daria, et son chanteur Guillaume Hesse (au premier plan) © Olivia Del Conte Syr Daria, et son chanteur Guillaume Hesse (au premier plan)

Les deux compères, qui se connaissent depuis 20 ans, sont à l'origine du groupe, formé en 2007. Ils ont recruté un batteur Christophe Brunner, qui officie encore dans Black Hole, et un chanteur et bassiste, Guillaume Hesse, qui joue également dans Heavynessiah. Ils jouent un métal traditionnel, revendiquant des influences comme Iron Maiden et Metallica, mais apporte quelques touches plus « exotiques », groovy ou oriental. C'est d'ailleurs du côté de l'Asie centrale qu'ils ont trouvé leur nom de scène, Syr Daria : « C'est un fleuve qui symbolise la frontière naturelle entre l'orient et l'occident, il est vecteur d'échanges entre les populations, il voit les délires de l'homme depuis des siècles. Il est symbole de vie tout simplement et c'est un nom qui sonne bien », confie Michel Erhart.

Un deuxième album en préparation

Leur premier album, Circus of Life, sorti en 2010 et distribué partout en France par le label Brennus, spécialisé dans le hard rock et le métal mélodique, pose leur univers à double face. Côté pile, un clown souriant et bienveillant. Côté face, un clown aux canines incisives. Histoire de dire que l'homme est à double facette, que chacun peut péter les plombs, comme sur leur titre Beast Within. Histoire de dire aussi que certains peuvent partir à la dérive, tomber dans la drogue (End of innocence), frôler la schizophrénie (Reptilia). Pour leur deuxième album, en préparation, on restera dans un univers sombre, le parolier du groupe, Guillaume Hesse, s'inspirant notamment pour ses textes des œuvres de Stephen King. Plusieurs titres ont déjà été enregistrés, mais le groupe souhaite prendre son temps : « Pour l'instant, on a des morceaux courts et concis. Il nous manque encore quelques morceaux progressifs pour apporter un certain équilibre à l'album. On voudrait une meilleure production, donc mettre plus de moyens, tout en gardant notre côté naturel et direct », annonce Michel Erhart.

Car c'est sur scène que toute la puissance de Syr Daria se fait sentir. « Ce qui amène un plus, c'est notre envie. On est content d'aller en répétition, on est aux anges quand on est sur scène, et on essaye de communiquer cette envie. On a la chance d'avoir un chanteur qui a le contact facile et qui est un bon relais entre le groupe et le public », poursuit le guitariste. Après une date en février au Noumatrouff, en mars au Grillen, le groupe prospecte hors de la région pour continuer à se faire connaître et à se faire plaisir. Et décrocher peut-être une grosse date dans un festival, revivre une nouvelle fois un moment aussi "grandiose" qu'avec Scorpions.

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