Centre Technique de Lardy - Laboratoire Innovation Cellule Batterie | Lardy
Au sein du Centre Technique de Lardy, en Essonne, Renault Group a ouvert depuis l'automne 2025 son Laboratoire Innovation Cellule Batterie. Dans ce bâtiment de 3 000 m², 25 collaborateurs travaillent à développer et prototyper les technologies de batteries qui équiperont les prochaines générations de voitures électriques, avec des objectifs ambitieux en matière d'autonomie, de temps de recharge et de coûts.
Le marché du véhicule électrique connaît une progression notable en France : sur les sept premiers mois de 2026, la part des voitures électriques dans les immatriculations de voitures particulières a frôlé les 30 %, contre 17,5 % sur la même période en 2025. Une dynamique portée par la hausse durable des prix des hydrocarbures et les effets de plus en plus visibles du réchauffement climatique. C'est dans ce contexte que Renault Group a décidé d'accélérer ses travaux sur les technologies de batteries au sein de son Centre Technique de Lardy, dans l'Essonne.
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Le laboratoire de Renault Group à Lardy pour les batteries de véhicules électriques
Le Laboratoire Innovation Cellule Batterie occupe un bâtiment de deux étages couvrant 3 000 m². Opérationnel depuis l'automne 2025, il dispose de 110 équipements et d'une salle anhydre de 600 m², un espace où le taux d'humidité est maintenu à un niveau extrêmement faible pour permettre la manipulation et la fabrication de composants de batteries dans des conditions optimales. Des moyens à la hauteur des ambitions affichées par le constructeur.
Démarré avec une quinzaine de personnes, le laboratoire compte aujourd'hui 25 collaborateurs et devrait en accueillir jusqu'à 40 à terme. Ce dimensionnement progressif témoigne de la volonté de Renault Group de faire de ce site lardéen un maillon stratégique dans la course à l'innovation pour la mobilité électrique.
Les équipes du laboratoire travaillent sur deux grandes priorités techniques. La première consiste à augmenter la densité énergétique des batteries afin d'offrir aux conducteurs une autonomie accrue, tout en libérant de l'espace dans les véhicules. La seconde vise à réduire le temps de recharge. Sur le plan financier, l'objectif est ambitieux : diviser par deux le coût des batteries, selon Nicolas Racquet, vice-président Engineering, eNergy & eMotion de Renault Group. Les équipes étudient également le comportement des batteries dans des conditions extrêmes, notamment lors d'expositions à de fortes températures.
Le rôle du laboratoire ne se limite pas à la recherche pure : il joue un rôle d'interface entre le monde des start-up innovantes et celui de l'industrie. « Nous n'avons pas l'ambition d'être fabricant de cellules, mais nous venons nous intercaler entre le monde des start-up innovantes et le monde industriel », précise Nicolas Racquet. Grâce à ses capacités de prototypage, Renault peut évaluer très tôt le potentiel des innovations et valider les solutions techniques avant leur éventuelle industrialisation avec ses partenaires industriels.
Parmi les technologies dans le viseur figure notamment la batterie solide LMP (Lithium Métal Polymère), développée en partenariat avec la société Basquevolt. Cette technologie, qui pourrait représenter une avancée significative par rapport aux batteries lithium-ion actuelles, vise à augmenter la densité énergétique tout en réduisant le coût global des packs batteries. « Il était naturel que cette pierre angulaire du développement des batteries soit installée à Lardy », conclut Nicolas Racquet, confirmant ainsi le rôle central que joue désormais ce site essonnien dans les prochaines évolutions de l'automobile électrique.
Article rédigé par Julie
Date de publication : le 16/09/2026.
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