Le 28/05/2026
INHA, salle Vasari | Paris
L'Institut national d'histoire de l'art organise le jeudi 28 mai 2026, de 18h30 à 20h, une nouvelle édition de ses Débats dans la salle Vasari de l'INHA, à Paris. La séance porte sur une question qui traverse l'actualité culturelle : comment la danse s'invite-t-elle aujourd'hui dans les musées et les espaces d'exposition ? Deux spécialistes reconnus débattront de ce décloisonnement disciplinaire, sous la modération de Sonya Faure, journaliste au quotidien Libération.
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Les Débats de l'INHA : une conférence sur la danse dans les espaces d'exposition
À Paris, l'Institut national d'histoire de l'art propose chaque dernier jeudi du mois un rendez-vous intellectuel ouvert à tous : les Débats de l'INHA. Ces rencontres réunissent des historiennes et historiens de l'art, des universitaires, des conservateurs et conservatrices, ainsi que des chercheurs et critiques, autour de sujets choisis en écho à l'actualité la plus récente. La programmation de cette série est assurée par Franny Tachon, chargée de mission à l'INHA, en partenariat avec le journal Libération.
Le débat du 28 mai 2026 s'inscrit dans un contexte particulièrement riche : à l'échelle nationale et en région parisienne, la danse s'impose progressivement au cœur des institutions muséales. Parmi les initiatives récentes les plus marquantes figurent la programmation hors-les-murs du Centre national de la danse au Palais de Tokyo et aux Magasins Généraux, l'invitation de la compagnie d'Angelin Preljocaj au musée d'Orsay, ou encore les soirées du Ballet de l'Opéra national de Paris au musée du Louvre. Autant d'exemples qui témoignent d'un dialogue renouvelé entre art vivant et institutions patrimoniales. Pour retrouver d'autres conférences et débats à Paris, l'agenda de jds.fr recense les événements à ne pas manquer dans la capitale.
Longtemps tenue à l'écart de ces lieux dédiés aux œuvres matérielles, durables et statiques, la danse en questionne désormais les modes de présentation en introduisant le mouvement, la présence des corps et une relation directe aux publics. Ce débat se propose d'examiner les dynamiques de décloisonnement disciplinaire, les formes de dialogue entre danse, œuvres et espaces, ainsi que les modalités d'engagement des visiteurs, dans un contexte d'ouverture du musée aux pratiques collectives et aux logiques collaboratives.
Le débat réunira deux personnalités dont les parcours se situent précisément à l'intersection de la danse et du champ curatorial. Lou Forster, récemment nommé à la direction du département patrimoine, audiovisuel et éditions du Centre national de la danse (CND), est également commissaire d'exposition, historien de l'art et dramaturge. Depuis 2016, il mène un chantier d'envergure consacré à la redécouverte de l'œuvre graphique de Lucinda Childs, dont il est le commissaire de l'exposition en trois chapitres « Lucinda Childs. danser page à la main », présentée successivement au Frac Bretagne, au Frac Franche-Comté et au Centre d'art Le Lait à Albi.
Madeleine Planeix-Crocker est curatrice à Lafayette Anticipations, où elle est responsable de la programmation de la performance et du spectacle vivant. Co-responsable de la Chaire Troubles, alliances et esthétiques aux Beaux-Arts de Paris depuis 2021, elle y enseigne également la théorie de l'art. Diplômée de Princeton University en études culturelles, elle poursuit actuellement une thèse à l'EHESS autour des modalités du faire-ensemble dans les champs élargis de la performance contemporaine en France. Ses publications récentes paraissent dans plusieurs revues spécialisées internationales, dont CURA. et OnCurating.
La soirée sera modérée par Sonya Faure, cheffe-adjointe du service Culture de Libération, qui a auparavant dirigé pendant huit ans le service Idées du même quotidien. Ce débat sera également l'occasion d'aborder des expositions récentes qui interrogent les conditions de transmission du travail chorégraphique, parmi lesquelles « Chorégraphies. Dessiner, danser (XVIIe-XXIe siècle) » au Musée des Beaux-Arts de Besançon, « Noa Eshkol, 1924-2007. Danse et compositions » au mahJ, ou encore le cycle consacré à Lucinda Childs. Des exemples concrets qui nourriront une réflexion collective sur les nouvelles frontières entre arts vivants et espaces muséaux.
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