Le 05/03/2026
Gratuit
Projection gratuite du film « Adieu sauvage » de Sergio Guataquira Sarmiento (92 mn, 2023, VOST, Belgique, France, Étoiles de LaScam 2025, Magritte du cinéma Belgique 2024 – Meilleur documentaire) et rencontre avec le réalisateur, dans le cadre de « VRAI DE VRAI 2026 | Festival du documentaire ».
© DR
« Adieu sauvage » de Sergio Guataquira Sarmiento
En Colombie, les « Blancs » pensent que l’Indien d’Amazonie ne ressent rien car dans sa langue, il n’y a pas de mots pour désigner les sentiments. Est-il possible que tout un peuple ne ressente rien et n’ait aucun mot pour parler d’amour ?
Le réalisateur Sergio Guataquira Sarmiento, lui-même descendant d’une communauté autochtone colombienne presque disparue, part à la rencontre des Cácuas pour parler de leurs sentiments, de leurs amours, de leur solitude. Ce faisant, il renoue avec sa propre indianité.
Tout en humour et en tendresse, les Cácuas tentent de lui apprendre ce que c’est que d’être un autochtone. Cette quête initiatique est une radiographie émotionnelle de tout un peuple.
Une projection et rencontre proposées par Le Lieu documentaire et LaScam dans le cadre de VRAI DE VRAI 2026, festival du documentaire du 4 au 7 mars à Strasbourg.
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L’AVIS DE TÉLÉRAMA (TTT)
“Adieu sauvage” : un documentaire délicat à la recherche du peuple Cacuas
Auprès de ce peuple amérindien, Guataquira Sarmiento mène une quête anthropologique et initiatique : que signifie appartenir à un peuple premier colombien aujourd’hui ?
« […] le réalisateur Sergio Guataquira Sarmiento, désormais installé à Bruxelles, entend enquêter sur une vague de suicides qui touchent les plus jeunes membres des communautés autochtones du pays d’Amérique latine. Pour cela, il s’installe auprès de Laureno, Indien Cacua rencontré au bord d’un fleuve, et de ses proches. Une immersion tâtonnante et touchante que Guataquira Sarmiento relate dans ce documentaire sensible et humble.
Aux séquences où le réalisateur apparaît coupant maladroitement du bois avec Laureno ou peinant à intercepter un coq succèdent des plans intimes, bouleversants. Lors d’une marche en forêt ou sur une des collines qui bordent le village de Laureno, le réalisateur parvient à recueillir les confidences de cet homme pudique. Petit à petit, il touche ainsi du doigt les sentiments que les membres de cette communauté peinent tant à nommer.
À travers ce film délicat, Sergio Guataquira Sarmiento renoue aussi avec ses propres racines. Une culture transmise par son père qu’il ne parvient pas à s’approprier. Auprès de Laureno, il mène une quête anthropologique autant qu’initiatique : que signifie appartenir à un peuple premier colombien aujourd’hui ? Une interrogation d’autant plus complexe que la culture qu’il ausculte se transforme et disparaît lentement.
— Cécile Marchand Ménard, Télérama, extrait, 18 octobre 2024
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