Le 08/06/2026
Palais de Justice de Tournus (salle 15) | Tournus
Tarif de base - plein tarif
Les dessous d’un espace d’agrément entre la France et l’Allemagne.
Les Rendez‑vous aux jardins 2026 sont l’occasion de présenter un cas d’étude d’un jardin récent, avec les méthodes de l’archéologie préventive, ce qui nous permet de décloisonner l’histoire de l’art et l’archéologie.
Pendant longtemps, l’archéologie était exclue des temps récents, voire actuels, et cantonnée au passé lointain.
À partir des années 1980, avec le développement de l’archéologie préventive, un changement de paradigme s’est produit.
Étant donné que les restes matériels des temps qui nous ont précédés sont tous accumulés dans notre présent, leur étude relevait donc, fondamentalement, d’une science du présent : l’archéologie.
Ce jardin alsacien créé au XIXe siècle était donc un cas très approprié pour tester la méthode.
Mal entretenu et laissé à l’abandon, le parc paysager est devenu une forêt où la scénographie originelle est devenue illisible.
La végétation, qui était sous contrôle, a évolué vers une stabilité sauvage.
À défaut d’archives, c’est l’archéologie qui a été sollicitée pour en retrouver le plan et la logique scénographique.
La méthode archéologique a permis de restituer un plan de plantation, les vues et les astuces de mise en scène de l’ensemble.
La désorganisation du système-jardin a été largement mise en évidence et l’idée d’un retour à un état originel était illusoire.
Il faudra donc se contenter d’un état transformé et « bricolé » ou d’en faire « table rase », ce qui fut le cas du parc de Versailles totalement replanté sous Louis XVI en 1774‑78.
Le défaut d’archives était étonnant en soi.
Même pour des jardins de la Renaissance, on retrouve assez facilement les plans d’origine, les factures et devis de plantation, mais pour cet exemple d’à peine un peu plus d’un siècle, on ne retrouve absolument rien.
Même les archives judiciaires d’un divorce du comte en 1905 n’ont livré aucun document significatif quant aux raisons de ce divorce.
Celui‑ci était pourtant à l’origine de la déshérence du parc.
Raymond Frey, l’historien local, a publié un article de journal de 1958 dans lequel on évoque « une alliance qui ne fut pas heureuse » et une « séparation »… le mot divorce n’était pas prononcé.
C’est finalement dans la mémoire collective de ce village, où cohabitent les deux communautés catholiques et protestantes, que se trouvait la réponse, comme souvent « cachée sous le tapis ».
Cet événement a été renseigné par un organisme institutionnel (TOURNUS │ OT Mâconnais-Tournugeois │ Cat.II). Date de dernière mise à jour le 13/05/2026.
Contacts :
+33 3 85 51 36 31
contact@saast.fr
saast.fr/
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