Le 01/05/2026
Maison de l'Oradou, 88 rue de l'Oradou | Clermont-Ferrand
10 €5 € étudiants, plus de 65 ans, bénéficiares France Travail, adhérents FNCTAgratuit moins de 18 ans
Ambiance Drame - Etre libre
© Cécile Verdier
Le Sas
Elle va retrouver sa liberté après 16 ans d’incarcération pour avoir tué le père de ses fils. Bonne nouvelle ? Pas si simple de revenir dans ce monde qu’elle ne connait plus, vers cette « normalité » qui n’est plus la sienne.
Elle va passer sa dernière nuit dans le SAS de la « cellule des partantes » et, alors que l’angoisse du dehors l’assaille, elle se barbouille de ses souvenirs : le procès, les travaux, les punitions, les amitiés, la solitude. Cette fresque, c’est son remède pour oublier sa trouille !
Qu’importe la nature du crime, le propos n’est pas de la juger, elle a déjà été condamnée, l’auteur nous parle ici de l’angoisse d’être libre après avoir passé la moitié de sa vie en détention. Il nous questionne : « demain matin sera-t-elle vraiment libre ? »
Le texte de Michel Azama, rythmé, précis, ciselé, rend palpable son humanité !
La note d'intention de Catherine Groleau, metteur en scène
Jouer Le SAS est indéniablement une prise de risque. On peut hésiter face à l’intensité de ce texte et se demander si on va être capable de le porter, mais si on ressent vraiment au fond de soi la nécessité de jouer un texte, il faut le faire et se jeter à l’eau. Ce texte ne postule pas de jugement, il donne simplement à entendre et laisse le spectateur libre de conclure, s’il y parvient, ou le met en capacité de continuer à s’interroger, s’il n’y parvient pas, ce qui correspond à ma façon de voir les choses quand on aborde de tels sujets, qui est d’éviter le didactisme outrancier et de rester dans le questionnement.
Toute vie est un parcours. C'est ce que j'ai voulu figurer au sein même d'un lieu d'enfermement, un parcours, qui mène celle qui n'a pas de nom, de la vie libre à la vie en cage et à nouveau à la vie libre, enfin, peut-être... Elle se déplace d'espace en espace, tantôt en lumière, tantôt dans l'obscurité, en son for intérieur, et avance sur son chemin de vie. La vie est aussi un manège, comme le dit la chanson, qui nous entraîne, qu'on l'accepte ou non.
Pas de misérabilisme, pas de jugement, juste un regard, car la regarder, c'est déjà la faire exister.
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