Le 20/07/2026
Église Saint-Jean-Baptiste | Charroux
Prix du billet: 15 euros. Les personnes de moins de 18 ans: entrée gratuite.
© Damian Kułakowski
À l’ombre du quatuor à cordes. LES GRANDS TRIOS À CORDES
Le trio à cordes, en tant que genre de musique de chambre, reste aujourd’hui assez sous-estimé, en raison de la domination du répertoire par le quatuor à cordes. Il convient toutefois de souligner que les plus grands compositeurs en ont écrit: Haydn, Mozart, Schubert, Beethoven, et parmi les contemporains Weinberg ou Penderecki. Les trios à cordes étaient beaucoup plus populaires au XVIIIᵉ siècle que par la suite. On peut dire que les compositeurs s’y «entraînaient» avant de se lancer dans l’écriture de quatuors à cordes. Ils se caractérisaient par leur accessibilité et leur élégance, mais avec le temps et les transformations esthétiques, les compositeurs y ont intégré de plus en plus de dramaturgie et de contenu émotionnel.
Le Prélude et Fugue qui ouvre le concert appartient au recueil des Six Préludes et Fugues KV 404a de Mozart, constituant en réalité un hommage à l’oeuvre de Johann Sebastian Bach. Après chaque prélude (composé par Mozart) suit une fugue, qui est un arrangement d’une fugue de Bach. Le maître viennois devient ainsi un lien entre le baroque et le classicisme.
Le Trio en sol majeur op. 9 de Beethoven (1799) est un exemple parfait d’un style classique déjà mûr, dans lequel émergent par moments des contrastes et élans romantiques — dynamiques, émotionnels et articulatoires. L’ensemble du discours musical se déroule dans un respect absolu de l’harmonie classique et de la cohérence formelle. On remarque également le traitement égalitaire des trois instruments, permettant à l’auditeur d’entendre la dimension dialoguée des différentes parties — une métaphore d’une conversation passionnante.
La Sérénade d’Ernő Dohnányi (1903) est l’une des oeuvres pour trio à cordes les plus fréquemment jouées, en raison de sa clarté mélodique, de la vitalité de ses thèmes et de l’utilisation habile, par le compositeur hongrois, des différentes couleurs instrumentales. Il montre d’une part son attachement à la tradition en se référant au genre de la sérénade, et d’autre part n’hésite pas à adopter par moments une sonorité quasi impressionniste (dans la Romanza) et une caricature sarcastique dans le Scherzo. Le final plein de vigueur, où réapparaissent des réminiscences des mouvements précédents, démontre parfaitement qu’un trio à cordes peut susciter autant d’émotion et de tension musicale qu’un quatuor à cordes.
Contacts :
Trio à cordes Aurore: Aleksandra Steczkowska, Damian Kułakowski, Anna Armatys-Borrelli
Prix du billet: 15 euros. Les personnes de moins de 18 ans: entrée gratuite.
Recevez les meilleures idées sorties par notification web !
Aucun email requis.
Autoriser les notifications pour continuer.
Recevez les meilleures idées sorties par notification web !
Aucun email requis.
Une seconde fenêtre va s'ouvrir vous invitant à autoriser les notifications