Depuis le 1er juillet 2026, Paris s'est dotée d'une déléguée générale au design et à l'esthétique urbaine : Lily Munson. Sa mission consiste à redonner cohérence et qualité au mobilier urbain parisien, tout en désencombrant l'espace public et en adaptant la capitale aux enjeux climatiques. Entre nouveaux concours de design, politique de végétalisation et réflexion sur les bancs, Paris engage une transformation visible au quotidien.
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Le mobilier urbain de Paris repensé pour plus de beauté, d'utilité et de durabilité
Nommée le 1er juillet 2026, Lily Munson occupe un poste inédit à la Ville de Paris : déléguée générale au design et à l'esthétique urbaine. Diplômée de l'École normale supérieure de Lyon en histoire contemporaine, elle a longtemps conseillé l'adjoint à l'urbanisme avant de corédigé le Manifeste pour la Beauté de Paris, dont trois tomes ont déjà été publiés. C'est donc une connaisseuse avertie de la ville qui prend ce rôle de coordination et de vigilance sur l'espace public parisien.
Sa mission s'articule autour d'un principe simple : veiller à ce que chaque nouvel objet entrant dans le catalogue de la Ville réponde à des critères stricts d'insertion paysagère, de durabilité, d'accessibilité et de réparabilité. Au sein de la Commission de régulation de l'espace public, elle examine les mobiliers soumis à l'approbation municipale, qu'il s'agisse d'un banc, d'une poubelle ou d'un dispositif de signalétique. L'idée directrice est claire : éviter d'installer ce qui vieillit mal, ce qui est difficile à entretenir ou ce qui encombre inutilement.
Elle le résume elle-même en une formule : « Faire le beau commence par supprimer le moche ». Dans ce département qu'est Paris, l'espace public est considéré comme un patrimoine commun à préserver et à améliorer en continu. Son approche n'est donc pas purement esthétique : elle intègre les besoins des usagers les plus divers, des enfants aux personnes à mobilité réduite, en passant par les cyclistes et les piétons.
Parmi les projets concrets déjà engagés, la Ville de Paris a lancé, à l'issue de la Paris Design Week, une série de concours ouverts aux artistes, architectes et paysagistes. Ces appels à créativité portent notamment sur la conception de nouvelles poubelles de rue destinées à remplacer les deux modèles actuellement en service, ainsi que sur une gamme de mobilier dédié aux bords de Seine. Des marquages au sol plus originaux dans les « rues aux écoles » et des aires de jeux plus ambitieuses, à l'image de l'aire XXL de la porte Pouchet (18e), font également partie des chantiers en cours.
Les bancs occupent une place centrale dans la réflexion menée sur le design de l'espace public parisien. Lily Munson y voit bien plus qu'un simple siège : un signal envoyé aux passants, celui d'une ville qui les accueille. 70 mini-bancs Davioud ont ainsi été déployés cet été dans les rues aux écoles pour que les enfants puissent se retrouver après la classe. De nouveaux bancs circulaires ont également été installés place du Colonel Fabien (19e), tandis qu'une réflexion est engagée sur les emplacements les plus pertinents pour de futurs équipements.
Sur le front climatique, la Ville explore plusieurs pistes pour adapter le mobilier urbain aux vagues de chaleur : végétalisation, brumisateurs, fontaines, revêtements infiltrants et ombrières statiques. À titre expérimental, une toile d'ombrage temporaire doit être tendue entre deux immeubles rue Jomard (19e) à la fin du mois de septembre 2026, afin de tester sa résistance au vent avant une éventuelle installation pérenne pour l'été 2027. Des espaces comme la place Félix-Éboué (12e), réaménagée avec plus de 1 000 mètres carrés de végétalisation, illustrent déjà les ambitions de cette démarche globale.
Article rédigé par Emilie
Date de publication : le 21/09/2026.
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