Thomas Kahn : dates de la tournée
Thomas Kahn sera en concert le 24 novembre 2026 à La Maroquinerie, à Paris, pour présenter son nouvel album Undertones, sorti le 25 septembre 2026 chez Caramba Records. Après une opération des cordes vocales et une longue année de silence, le chanteur soul auvergnat revient avec un disque enregistré entre l'Auvergne et les studios mythiques d'Abbey Road à Londres.
Quinze ans de carrière, une opération des cordes vocales en septembre 2024 et une année entière de rééducation : c'est avec ce bagage chargé que Thomas Kahn revient sur le devant de la scène. Son nouvel album Undertones, paru le 25 septembre 2026 chez Caramba Records, est bien plus qu'un simple retour discographique. C'est le manifeste d'un artiste qui a dû réapprendre à chanter pour ne pas perdre son âme, et qui transforme aujourd'hui ses épreuves en lumière.
DR
Thomas Kahn en concert Ă La Maroquinerie de Paris pour l'album Undertones
Originaire d'Auvergne, région qui l'a vu naître artistiquement avec son premier album This Is Real en 2022, Thomas Kahn s'est construit à la croisée de la soul et du reggae. Son timbre de voix, que l'on compare volontiers à celui d'Otis Redding ou de Lee Fields dans ses moments de fièvre, et à Ben Harper dans ses instants plus intimes, lui a forgé une identité sonore immédiatement reconnaissable. La scène soul française, à laquelle il contribue depuis une quinzaine d'années, compte désormais en lui l'un de ses représentants les plus habités. En Île-de-France, son concert à La Maroquinerie à Paris s'annonce comme l'un des rendez-vous scéniques incontournables de l'automne 2026.
Le disque a été forgé en plusieurs étapes, d'abord au Black Stone Studio et chez Bat Records en Auvergne pour capturer la chaleur des amplis vintage et le grain des orgues Hammond, avant de trouver son aboutissement à Abbey Road, à Londres. C'est là que huit titres ont été enregistrés en live session sous la direction de Laurent Dupuis, avec l'ambition de préserver la ferveur de l'instant sans jamais sacrifier l'émotion à la forme.
Le point de bascule d'Undertones se situe dans une période difficile : après soixante-dix dates menées tambour battant, le corps de Thomas Kahn a rendu les armes. Épuisé dès la troisième chanson de chaque concert, il a subi une opération chirurgicale des cordes vocales avant de s'imposer une longue parenthèse créative. Dans le silence de son studio, les murs se sont couverts de textes et de schémas, comme une traque obsessionnelle pour retrouver l'étincelle primaire qui justifie de se mettre à nu devant un micro.
Fidèle à une section rythmique et à des musiciens qui l'accompagnent depuis plus de dix ans, il a construit ce nouveau répertoire avec une exigence qu'il compare lui-même à de l'architecture sonore. « J'ai besoin de kicks costauds et de basses profondes. J'aime être drivé par ça, il faut que la baraque tienne », confie-t-il. Ce son densifié puise dans la modernité : les guitares acérées de Brittany Howard, la lourdeur des subs de Jacob Banks ou l'efficacité groovy des Black Pumas ont nourri sa réflexion.
Sur scène, cette exigence devient une transe collective. Thomas Kahn l'a expérimenté face aux sept mille spectateurs du festival du Bout du Monde, où l'énergie fut si puissante qu'elle imposa trois rappels à un groupe pourtant épuisé. « Les morceaux sont pensés pour que ces moments de relâchement ultime soient vécus avec le public », explique-t-il. Le final de l'album, I Will Stand, incarne cette dualité entre ombre et clarté : une ligne de violon fragile qui embrasse progressivement tout le spectre des fréquences, comme une résilience qui se mue en fête.
Article rédigé par Julie
Date de publication : le 22/09/2026.
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