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Matias Olivieri : Quatre sonates, quatre mondes

Le 14/06/2026

Maison Heinrich Heine | Paris

7 € (plein tarif) / 4 € (tarif étudiant) | Réservation obligatoire

Ce récital propose un parcours à travers la forme de la sonate, non pas comme un monument figé, mais comme un espace de liberté, d’exploration et de prise de risque. À travers quatre œuvres composées entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XXe siècle, ce programme met en lumière des sonates encore peu jouées, dont la richesse expressive mérite d’être pleinement redécouverte.

Matias-Olivieri © © Matias Olivieri Matias-Olivieri

Cycle anniversaire – Les résident.es à l’honneur

  • La Sonate en mi mineur, Hob. XVI:34 de Joseph Haydn (1732–1809) ouvre le concert. Trop souvent perçu comme un compositeur avant tout spirituel ou décoratif, Haydn révèle ici une profondeur dramatique saisissante. Cette œuvre témoigne de l’audace de son langage pianistique et de son rôle fondamental dans la construction de la sonate moderne. Lui redonner toute sa place, c’est rappeler que l’intensité émotionnelle et la modernité ne commencent pas avec le romantisme.

  • La Sonate en mi mineur, op. 7 d’Edvard Grieg (1843–1907), le programme bascule vers un romantisme ardent, fortement imprégné de lyrisme et de contrastes. Cette œuvre, à la fois structurée et passionnée, agit comme un pont entre tradition et expression personnelle, annonçant déjà une écriture plus libérée. C’est la seule sonate écrite pour piano de ce compositeur.

  • La Sonatine en sol mineur de Carlos Guastavino (1912–2000) occupe une place toute particulière dans ce programme. En tant que pianiste argentin, il me semble essentiel de partager la musique de ce compositeur encore trop méconnu sur les scènes européennes. Guastavino développe un langage profondément chantant, nourri de la tradition populaire sud-américaine, où la simplicité apparente cache une grande subtilité expressive.

  • La Sonate en fa dièse majeur, op. 30, d’Alexander Scriabine (1872–1915), est une œuvre visionnaire et condensée, où la musique s’affranchit presque totalement des repères traditionnels. Après l’avoir composée, le compositeur décide d’écrire un poème pour inspirer l’interprète. Cette sonate dépasse la forme instrumentale pour devenir une expérience poétique et sensorielle, culminant dans un élan final fulgurant, suspendu entre extase et vertige. Scriabine décrivait cette œuvre par : « Le vol de l’homme vers l’étoile, symbole du bonheur ».

À travers ce programme, le piano devient un lieu de transmission, de mémoire et de conviction artistique : faire entendre des œuvres rares, redonner leur juste valeur à des compositeurs essentiels, et partager une musique profondément liée à l’identité et à la poésie.

— Matias Olivieri. Tout public.

Cet événement a été renseigné par un organisme institutionnel. Date de dernière mise à jour le 25/04/2026.

Renseignements

Maison Heinrich Heine - Paris 75014 Paris

Dates et horaires :

  • Dimanche 14 Juin 2026 à 18h

Tarifs :

7 € (plein tarif) / 4 € (tarif étudiant)

Réservation obligatoire

Inscription, billetterie ou réservation :

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