Du 04/03/2026 au 11/03/2026
Gratuit
Le Care (« prendre soin »), plus qu'un rôle essentialiste auquel les femmes se verraient assignées par nature, devient ici un acte féministe, politique et revendicatif par les regards de ces quatre photographes, dont les travaux font lien entre intime et politique.
© Juliette Dupuis Carle
@Juliette Dupuis Carle
Juliette Dupuis Carle, au centre du dispositif, voit dans le Care un acte créatif, puissant, fondateur de la culture féminine, qui se reflète dans les luttes communautaires ; elle associe création et résistance pour définir sa photographie comme un femmage, un hommage aux femmes et à leurs pouvoirs partagés. Pour illustrer son propos, elle présente ici des épreuves de ses différentes séries : Une peau à soi, What does it mean to be free?, et son dernier projet en cours, Baladi waladi.
Pour Julie Charbonnier, dans sa série Le Velours des ronces, qui explore la relation intime, paradoxale et exigeante que la danse fait vivre aux corps de celles qui s'y engagent, le Care se vit par l'abandon dans la souffrance partagée. Ayant elle-même un parcours dans la danse, c'est assez naturellement qu'elle en est venue à concevoir la photographie comme « un espace de réparation, un outil de soin où peut enfin s'ouvrir la parole ».
C'est également par le partage d'expériences, ici celles de l'exil, que Tina Massoumi, réfugiée d'Iran, permet à une communauté de femmes, dans la région de Marseille, de créer ensemble des ponts avec leurs vies passées pour ne pas rester, solitaires, dans un entre-deux, ni ici, ni là-bas. Sa série au long cours, A Home Made of Us, invite à comprendre « comment de nouvelles maisons sont construites non pas à partir de murs, mais à partir de visages, de gestes et d'une résilience commune ».
Enfin, c'est au sein de la haute montagne que Zoé Cavaro permet à son corps, souffrant de vaginisme, de « s'exprimer dans la puissance de la roche ». Ainsi, dans un acte créatif et poétique, entre son expérience personnelle et un constat global, sa série Important de disparaître dénonce les carences du système médical et la rudesse des combats solitaires.
Par cette exposition, autour du 8 mars, journée mondiale des droits de la femme, la Galerie M souhaite faire écho aux voix multiples de tou·te·s les artistes qui œuvrent pour soutenir les minorités aux paroles muettes, soit parce qu'elles n'ont pas la place, soit parce qu'elles n'ont pas de mots pour les dire.
Vernissage : mercredi 4 mars, de 18 h à 22 h
Commissaire d'exposition : Maëlle Marvaud
Public : jeunes et adultes.
Accessible aux personnes à mobilité réduite.
Accessible aux personnes déficientes auditives.
Cet événement a été renseigné par un organisme institutionnel. Date de dernière mise à jour le 05/02/2026.
Contacts :
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