#Restitutions : Légiférer pour réparer

Le 16/06/2026

Fondation Maison des Sciences de l'Homme | Paris

Gratuit

Rencontre du cycle « #Restitutions – Une autre définition du monde » de la Fondation Maison des Sciences de l'Homme, le 16 juin 2026 à 19 h.

#Restitutions : Légiférer pour réparer © © DR #Restitutions : Légiférer pour réparer

Les lois-cadres entourant la restitution des biens culturels africains jouent un rôle essentiel dans l’entreprise de réparation faisant suite à la colonisation. Leur portée réelle est-elle suffisante ?

Si les restitutions des œuvres d’art et des biens culturels répondent à une exigence morale et historique, leur encadrement juridique demeure lacunaire et souvent conflictuel. La plupart des objets concernés ont été acquis dans des contextes de domination coloniale ou d’échanges inégaux, à une époque dépourvue de normes internationales sur la propriété culturelle. Entre principes d’inaliénabilité, absence de normes contraignantes et initiatives législatives ponctuelles, le droit peine encore à répondre à l’exigence de justice historique portée par les restitutions.

Les conventions de l’UNESCO (1970) et d’UNIDROIT (1995) ont posé des bases essentielles pour lutter contre le trafic illicite et favoriser le retour des biens culturels, mais leur portée reste limitée. Non rétroactives, elles ne s’appliquent pas aux spoliations antérieures, et l’absence d’un cadre contraignant laisse aux États une large marge d’appréciation, conduisant à des solutions diplomatiques au cas par cas.

Plusieurs propositions de lois-cadres ont émergé afin de clarifier les procédures de restitution, de renforcer la coopération bilatérale et d’inscrire ces démarches dans une logique de réparation historique. En France, où les collections publiques sont imprescriptibles et inaliénables, les restitutions récentes ont nécessité des lois ad hoc, soulignant l’urgence d’un cadre général garantissant transparence et cohérence.

Rima Abdul Malak, ancienne ministre de la Culture, à l’initiative des propositions de loi de 2023 sur les biens culturels africains, les restes humains et les biens culturels spoliés dans le contexte des persécutions antisémites entre 1900 et 1945, et Vincent Négri, chercheur HDR à l’Institut des sciences sociales du politique, seront réunis à l’occasion de cette seconde rencontre du cycle.

À l’occasion de cette conversation, ils exploreront les enjeux d’une législation sur la restitution des biens culturels africains, d’un droit à la mémoire et à la réappropriation culturelle, au service d’une justice historique et d’un dialogue interculturel durable.

Le programme « Arts - Mondes en action, mondes en réflexion »

Au croisement des arts et des sciences, le programme « Arts - Mondes en action, mondes en réflexion » veut encourager la capacité de réflexion et d’invention collective. En créant des opportunités de rencontre entre la recherche scientifique et la création artistique, en favorisant la coopération entre les disciplines des sciences humaines et sociales et les disciplines artistiques, en organisant la collaboration entre ces disciplines et les institutions artistiques, culturelles et patrimoniales, en construisant le dialogue avec la société, ce programme vise à enrichir notre compréhension de nombreux enjeux contemporains.

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  • Tout public.
  • Accessible aux personnes à mobilité réduite.

Cet événement a été renseigné par un organisme institutionnel. Date de dernière mise à jour le 21/01/2026.

Renseignements

Où :
Fondation Maison des Sciences de l'Homme - Paris 75006 Paris

Dates et horaires :

  • Mardi 16 Juin 2026 de 19h à 21h

Tarifs :

Gratuit

Inscription, billetterie ou réservation :

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