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Projection du documentaire “Jacques Lacan parle” de Françoise Wolff

Le 22/06/2023

Le Lieu documentaire | Strasbourg

Gratuit

Extrait d’une conférence donnée par Jacques Lacan le 13 octobre 1972 à l’Université catholique de Louvain, suivi d’un entretien avec Françoise Wolff, la réalisatrice. En alternance, un commentaire illustré de photos d’archives rappelle les grandes étapes de la carrière du célèbre psychanalyste. 

Devant un auditoire médusé, dans son style inimitable, il passe en revue quelques-uns des concepts de sa pensée et de la psychanalyse : le langage, le discours, l’inconscient, la vie, la mort. Au cours de cet exposé, il est pris à partie par Jean-Louis Lippert, un jeune situationniste.

Une projection organisée en partenariat avec la FEDEPSY – Fédération Européenne de Psychanalyse et Ecole Psychanalytique de Strasbourg.

Extrait : F. Wolff – Si nous demandons à Jacques Lacan ce qu’est la psychanalyse, c’est parce que nous croyons qu’il est une des plus prestigieuses figures de la psychanalyse contemporaine.

J. LACAN – La psychanalyse est quelque chose dont l’existence commence à être connue de, par beaucoup de monde. L’expérience analytique, ça n’est certes pas moi qui l’ai inventée. C’est quelque chose qui s’est constitué selon ses voies, ses voies n’ont peut-être pas toujours été les plus conformes à aller droit à leur but. Néanmoins il y a quelques sortes de formes dans lesquelles elle s’est instituée et ces formes, quoique très évidemment d’artifice, ce qui est commun à toute espèce d’expérience, n’est-ce pas, ont permis une certaine élucidation concernant quelque chose dont il ne suffit pas de dire, n’est-ce pas, qu’il s’agisse de troubles. Qu’il s’agisse de malaise est quelque chose qui soit hautement significatif, c’est évidemment ce qui résulte de l’expérience analytique elle-même.

À cet endroit, le fait que un public de plus en plus nombreux soit averti de la possibilité d’une telle expérience est quelque chose qui est la base à partir de laquelle je me trouve avoir quelque chose à dire.

[…]

Je me trouve avoir insisté, enfin, sur, sur ce qui est évident, enfin, non seulement à première inspection mais à la seconde et à toutes les inspections possible, jusqu’à la dernière. L’analyse est une pratique de langage. La découverte de l’inconscient par Freud, il suffit d’ouvrir un de ses trois premiers livres, les livres fondamentaux concernant justement la découverte de l’inconscient, il n’y a pas d’autre appréhension de l’inconscient dans Freud qu’une appréhension langagière et c’est d’ailleurs en quoi l’expérience analytique le confirme c’est que, rien n’y passe que par la parole, celle de celui que j’appelle l’analysant, ou celle de l’analyste. Il serait quand même extravagant que par rapport à ce fait pratique, enfin, on cherche un alibi dans je ne sais quelle construction accessoire.

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