Gravures et empreintes

Jusqu'au 04/03/2026

AIDA Galerie | Strasbourg

Gratuit

Cette exposition est consacrée aux modes traditionnels d’impression sur papier ou autres supports, c’est-à-dire aux estampes : eaux-fortes, gravures sur zinc ou sur bois, monotypes et autres épreuves obtenues à partir de matrices mises sous presse. Six artistes participent à cette rencontre graphique. Ils sont accompagnés par les empreintes végétales d’un artiste créateur de volumes, offrant un dialogue entre image imprimée et objet sculptural.

Gravures et empreintes © AIDA Galerie Gravures et empreintes

L’exposition d’AIDA Galerie.

Michel Colin (estampe)

Pratiquée sous ses nombreuses formes traditionnelles, l’estampe fait partie intégrante de son répertoire habituel de techniques, aux côtés du pastel et de la peinture à l’huile. Le champ qu’il lui réserve se distingue par une grande diversité thématique : illustrations de contes et de poésies, scènes narratives ou évocatrices, où les animaux occupent fréquemment une place essentielle, tantôt comme acteurs de premier plan, tantôt dans un rôle plus anecdotique de figuration.

Pour cette exposition, il a choisi de présenter un ensemble d’eaux-fortes et de pointes sèches aquarellées, réalisées notamment autour de thèmes et de figures issus de diverses oeuvres littéraires. Le visiteur y croisera ainsi les figures emblématiques d’Alice au pays des merveilles, les chimères inspirées de La Tentation de saint Antoine, les évocations des poésies de José-Maria de Heredia, mais aussi des thèmes aux accents plus libres et poétiques, tels que « Le Carnaval des mouettes » ou « Les fous chassés de la cathédrale ».

Philippe Freyd (volume)

Inspiré par la richesse et la profondeur de matière que suggèrent toutes sortes de textures, il réalise des volumes de formes simples, en bois et en carton, revêtus d’une couverture composée d’éléments végétaux collectés dans les bois : samares d'érable (fruit sec pourvu d’une membrane en forme d’aile), gousses d'acacia, graines de catalpa, feuilles de ginkgo et monnaies du pape. Une fois posé, ce revêtement est recouvert de peinture acrylique, l’ensemble apportant à chaque pièce sa texture singulière. Les volumes, le plus souvent de simples parallélépipèdes seuls ou assemblés, sont présentés sur pieds. Ils sont ajourés par une ou plusieurs ouvertures qui leur confèrent légèreté, jeux de transparence, et variations d’ombre et de lumière. Certaines pièces, très élancées, évoquent la silhouette d’un totem; quelques-unes atteignent jusqu’à deux mètres de hauteur.

Valérie Heitz (estampe)

Dans cette exposition, elle se révèle à travers l’estampe, qui prolonge les thématiques habituelles de son travail épuré du volume en fil de fer. Ici, plus qu’un sujet, c’est le café qui devient un prétexte : celui du matin qui commence, des rencontres improvisées, des souvenirs partagés. Il symbolise la convivialité, raconte la terre et le voyage, et capture l’intimité d’un moment partagé.

Son travail se distingue par un sens aigu de l’épure et du trait juste. Les formes, volontairement simplifiées, vont à l’essentiel et donnent toute leur force poétique aux motifs choisis. Une gravure représentant une tasse en profil, avec le fumet qui s’en dégage, illustre parfaitement cette économie de moyens et l’efficacité de son graphisme. Bien que l’artiste soit jusque-là davantage connue pour ses volumes en fil de fer, ces gravures démontrent la continuité de sa démarche : une attention constante à la ligne, à la suggestion et à la légèreté du geste, appliquée ici aux graphismes sur papier.

Marie-Jeanne Lejeune (estampe)

L’artiste consacre son travail exclusivement à l’estampe, explorant toutes les possibilités graphiques et plastiques offertes par les matrices et les empreintes. Ses pièces témoignent d’une recherche expressive intense, où le choix des techniques - eau-forte, pointe sèche, xylographie, sérigraphie ou monotype - devient un moyen de traduire la nature et l’homme dans tous leurs états.

Son langage graphique se caractérise par la recherche des contrastes forts, de formes parfois radicales. Ses compositions privilégient l’expression et l’impact visuel. Elle interroge ainsi les relations entre l’homme et son environnement, la fragilité, l’isolement ou encore la métaphore des émotions et des expériences humaines. Tout ceci apporte aux oeuvres une tension singulière qui stimule la lecture et l’interprétation.

Geneviève Pixa (estampe)

Depuis plusieurs années, elle explore la figure humaine (en portrait ou en pied) avec un trait expressif et vigoureux, allant souvent jusqu’à l’expressionnisme le plus radical. Pour cette exposition, elle s’inspire des spectacles du Théâtre National de Strasbourg, s’appuyant sur les nombreux croquis compulsifs qu’elle a « gribouillés » dans l’obscurité de la salle de spectacle. Ces dessins sont à l’origine de ses gravures à la pointe sèche, technique la mieux capable de restituer la spontanéité et l’énergie de son geste initial.

Les personnages ainsi représentés sont volontairement déformés : proportions exagérées, corps tordus, traits accentués, tout concourt à traduire la force émotionnelle des scènes observées. Chaque figure conserve la vivacité du croquis original, mêlant observation sur le vif et interprétation expressionniste. Cette démarche prolonge son exploration quasi obsessionnelle de la figure humaine et illustre avec intensité le lien entre mouvement, émotion et expression plastique.

Peter Romian (estampe)

La galerie rend hommage à cet artiste disparu récemment, dont le travail a toujours exploré à la fois la figure humaine et les motifs naturalistes. Ses compositions mettent en scène des personnages et génèrent un contenu narratif riche, exprimant émotions et états d’âme. Lorsqu’il s’agit de nature ou de détails d’objets, son attention se porte sur les couleurs, les textures et la lumière, restituées avec des touches franches et vibrantes, avec des cadrages recherchés donnant vie aux motifs.

Pour cette exposition, seules ses estampes sont présentées, naturellement. Certaines transposent des compositions également réalisées en peinture ou en dessin rehaussé de couleurs, traduisant dans un langage graphique en noir et blanc l’énergie et la sensibilité qui caractérisaient l’oeuvre peinte. Chaque estampe témoigne de la force expressive et de l’attention à la matière, à la lumière et au mouvement qui traversent l’ensemble de son travail, tout en conservant l’originalité et la vitalité propres à sa main.

Laurence Scheer (estampe)

Avec « Fragments d’arbres » elle présente une série d’estampes explorant la structure et la matière de branchages et de feuillages prélevés dans le paysage. En isolant ces fragments, l’artiste propose une lecture attentive de la ligne, du vide et de la tension entre les formes, entre abstraction et figuration. La série présente d’un côté plusieurs estampes présentant le détail arborescent de branchages, motif issu à l’origine de photographies. Les matrices en bois ayant permis la réalisation de ces estampes sont également présentées, comme des pièces autonomes témoignant du processus de création et de la relation étroite entre l’outil et le résultat.

La série inclut également de grands monotypes utilisant le motif du feuillage, où le graphisme affirmé en noir avec des interventions ponctuelles de fil à coudre et de couleurs soulignent la matérialité et la présence des oeuvres.

Six petits monotypes présentés dans des boites cadres à accrocher complètent l’ensemble. Il illustre une recherche constante pour mettre en valeur la forme, la texture et la poésie du végétal dans un langage graphique très personnel.

AIDA Galerie

Elle est la galerie d’art de l’Association des Artistes Indépendants d’Alsace (AIDA). Sa vocation principale est la diffusion artistique des travaux réalisés par ses membres. Plus ponctuellement, elle organise de grandes expositions collectives « hors les murs » dans les villes alsaciennes, participe à des échanges avec d’autres associations d’artistes hors d’Alsace (par exemple en Pays de Bade ou en Lorraine) ou accueille les expositions d’artistes invités.

Originale, singulière, AIDA Galerie organise dans ses murs chaque année plus d’une vingtaine d’expositions.

L’AIDA

L’AIDA (Association des Artistes Indépendants d’Alsace) est la plus ancienne association d’artistes d’Alsace en exercice. Ses origines remontent à 1905. Elle compte aujourd’hui une centaine de membres, tous artistes des arts visuels, vivant et travaillant en Alsace ou en lien avec cette région. Les ateliers des artistes de l’association sont répartis dans toute l’Alsace, si bien qu’on peut dire que l’AIDA est un animateur de la vie culturelle régionale.

Tous les courants ont droit de cité. La grande diversité des modes d’expression constitue d’ailleurs l’une des positions revendiquées de l’association. Elle peut amener les écritures les plus contemporaines et les démarches les plus inclassables à se confronter avec des formes d’expressions plus traditionnelles. Seule exigence de sélection des membres : la qualité artistique des travaux et le professionnalisme des artistes.

Renseignements

AIDA Galerie - Strasbourg 67000 Strasbourg

Contacts :

+33 3 88 32 40 39
www.aida-galerie.com

Dates et horaires :

  • Tous les jours sauf les Dimanches, du Jeudi 12 Février 2026 au Mercredi 4 Mars 2026 de 14h à 19h

Tarifs :

Gratuit

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