Du 09/03/2027 au 11/03/2027
Théâtre Olympia - CDN de Tours | Tours
Du 9 au 11 mars 2027, le Théâtre Olympia – CDN de Tours accueille La guerre n'a pas un visage de femme, une adaptation théâtrale de l'œuvre de Svetlana Alexievitch, prix Nobel de littérature 2015, mise en scène par Julie Deliquet. Ce spectacle de 2h30, accessible dès 15 ans, donne voix aux femmes soldates de l'Union soviétique engagées lors de la Seconde Guerre mondiale, trop longtemps oubliées de l'histoire.
C'est l'un des rendez-vous théâtraux les plus attendus de la saison à Tours. Produit par La Colline – théâtre national, ce spectacle adapte le recueil publié en 1985 par la journaliste biélorusse Svetlana Alexievitch, fruit d'un long travail d'enquête mené à partir de 1975 auprès d'anciennes combattantes soviétiques. Lorsque les Allemands ont envahi l'Union soviétique en 1941, près d'un million de femmes ont pris les armes ou rejoint la résistance, une réalité que la littérature et l'histoire officielle ont longtemps passée sous silence. Pour découvrir d'autres représentations, retrouvez l'ensemble des spectacles de théâtre à Tours sur notre agenda.
En portant ce texte sur scène en 2025, Julie Deliquet renoue avec une forme de théâtre documentaire singulière et engagée. Dans la région Centre-Val de Loire, le Théâtre Olympia – CDN de Tours s'affirme comme un lieu de création exigeant, idéalement choisi pour accueillir une œuvre de cette envergure. Les témoignages qui se succèdent dans le livre se superposent et s'entremêlent sur le plateau, créant une expérience collective et intime à la fois.
Sur scène, dix comédiennes âgées de 30 à 70 ans donnent corps et voix à ces femmes soldates : Julie André, Astrid Bayiha, Évelyne Didi, Marina Keltchewsky, Odja Llorca, Marie Payen, Amandine Pudlo, Agnès Ramy, Blanche Ripoche (en alternance avec Zoé Briau) et Hélène Viviès. La mise en scène de Julie Deliquet s'appuie sur une scénographie pensée comme un plateau de cinéma, avec des projecteurs disposés à vue, renforçant l'aspect documentaire et la puissance évocatrice du dispositif.
Le spectacle réunit également un collectif artistique de premier plan : traduction assurée par Galia Ackerman et Paul Lequesne, scénographie co-signée avec Zoé Pautet, lumières de Vyara Stefanova et costumes de Julie Scobeltzine. Le public est invité à prendre conscience que certaines scènes comportent des descriptions de violences physiques et sexuelles. Un avertissement qui souligne la volonté de fidélité aux témoignages bruts recueillis par Alexievitch, sans édulcoration ni détour.
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