Du 22/01/2010 au 24/01/2010
Théâtre Municipal de Colmar | Colmar
4,80/29,50€
Directeur du Théâtre Municipal de Colmar depuis bientôt dix ans, Daniel Sala passe de l’autre côté du miroir et accueille sur les planches sa première pièce en tant qu’auteur : Drôles de parents.
Daniel Sala, vous nous aviez caché vos activités de dramaturge ! Comment cette aventure a-t-elle commencé ?
J’ai toujours taquiné la machine à écrire, depuis le lycée... A l’époque j’écrivais des parodies de poèmes qu’on étudiait en classe, pour faire rire les copains, ou j’inventais des mini-fictions sur des personnes bizarres que je rencontrais. Et puis j’ai toujours aimé lire du théâtre ; quand je suis arrivé au Théâtre de Colmar, j’ai eu envie d’en écrire. Ce qui m’a motivé, c’est l’idée de concrétiser la pièce, de la voir sur scène.
Justement, comment s’est passée la réalisation, de la plume à la scène ?
Drôles de parents est la deuxième pièce que j’aie écrite (la première est restée au fond d’un tiroir), elle a été beaucoup retravaillée avant d’être montée. Pour répondre aux critères de la production, il fallait transformer un peu les personnages, dessiner les caractères, étoffer les rôles des têtes d’affiche, Julie Arnold et Maurice Risch.
Parlez-nous plus précisément de Drôles de parents...
C’est une comédie. J’ai essayé de la rendre efficace, en collant à l’époque. C’est l’histoire d’un frère et d’une soeur dont les parents sont séparés et qui veulent les réconcilier. Sauf que le père et la mère ont refait leur vie chacun de son côté, et retombent totalement en adolescence. La vie n’est pas finie à soixante ans : c’est un peu ce que dit la pièce.
Avant d’arriver à Colmar, votre pièce, mise en scène par Maurice Risch, aura déjà été jouée une vingtaine de fois. Qu’avez-vous ressenti quand vous l’avez découverte sur scène ?
Elle a été créée dans la région parisienne en août, mais je suis allée la voir en Normandie, au mois de septembre. C’était une impression surréaliste ! J’étais à la fois dans la salle à guetter les réactions du public et sur scène, anticipant chaque réplique. Les gens riaient à des moments que je n’avais pas prévus !
Nous révèlerez-vous d’où vient votre pseudonyme d’auteur : Daniel Wilder ?
Billy Wilder est ma référence suprême en matière de cinéma ! Je n’ai pas vraiment grandi avec «Au théâtre ce soir», ce sont plutôt les comédies américaines des années 40-50 qui m’ont nourri.
Contacts :
03 89 20 29 02
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