Musée de la Gendarmerie et du Cinéma de Saint-Tropez | Saint-Tropez
L'artiste tropézien SANTIAG a dévoilé le 15 avril 2026 une réplique à l'identique de la Harley-Davidson WL chevauchée par Brigitte Bardot dans le scopitone de Serge Gainsbourg en 1967. La machine a été présentée au Musée de la Gendarmerie et du Cinéma de Saint-Tropez, lors du vernissage de l'exposition consacrée au film Et Dieu… créa la femme de Roger Vadim.
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La moto mythique de Brigitte Bardot ressuscitée à Saint-Tropez par un artiste tropézien en avril 2026
C'est dans l'écrin culturel du Musée de la Gendarmerie et du Cinéma de Saint-Tropez que la moto la plus mythique de l'imaginaire bardolâtre a été présentée au public le 15 avril 2026. L'exposition dédiée au film Et Dieu… créa la femme de Roger Vadim a offert le cadre idéal pour ce dévoilement, rendu possible notamment grâce à Laurence Durieux, directrice du musée. Saint-Tropez, ville indissociable de la légende Bardot, accueillait ainsi un objet taillé dans la mémoire collective.
La pièce en question est une réplique fidèle de la Harley-Davidson WL produite dans les années 40 et customisée en 1967 par Maurice Combalbert spécifiquement pour le tournage du scopitone de Serge Gainsbourg. Cette moto, sur laquelle Brigitte Bardot prend la pose dans l'une des images les plus iconiques de la culture populaire française, se situait jusqu'ici à l'intersection du cinéma, de la chanson et de l'univers biker des sixties. Avec cette réplique, elle retrouve une existence concrète et tangible, ancrée au cœur de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur.
SANTIAG précise qu'il n'existe, à ce jour, aucune autre réplique fidèle de cette machine. Une moto avait certes été exposée en 2010 à Saint-Tropez lors d'une exposition consacrée à Brigitte Bardot, mais l'artiste relève qu'elle comportait de nombreuses inexactitudes par rapport à l'originale. La démarche de SANTIAG se distingue donc par une volonté de restitution rigoureuse, sans compromis sur les détails.
SANTIAG décrit sa méthode de travail comme une archéologie visuelle : il ne s'agit pas de restaurer une moto retrouvée, mais de reconstruire un objet à partir de ses traces, de ses représentations, de ses fragments d'image. Chaque élément visible dans le scopitone de 1967 a été analysé, interprété et restitué avec la précision d'un enquêteur autant que d'un artiste. La ligne générale de la moto, ses détails graphiques, ses proportions, tout a été soumis à cet examen minutieux.
Parmi les points de précision revendiqués, on note la reproduction à l'identique de l'autocollant figurant sur le bac à batterie, ainsi que la resculpture de l'aigle de guidon, restitué "à la plume près" selon les termes mêmes de l'artiste. Ces détails, imperceptibles pour un regard non averti, sont pourtant au cœur de la crédibilité de la réplique. C'est précisément cette attention portée aux éléments les plus infimes qui distingue ce travail d'une simple évocation esthétique.
La Harley-Davidson WL ainsi ressuscitée est désormais disponible pour plusieurs types de projets : expositions dans des musées ou espaces culturels, hommages à Brigitte Bardot, tournages de films et productions audiovisuelles nécessitant une réplique crédible, événements publics ou privés, ou encore scénographies liées à l'univers des années 60, de Saint-Tropez et de ses figures emblématiques. L'objet se pose ainsi comme un outil au service de la mémoire culturelle autant que comme une œuvre à part entière.
SANTIAG est né au milieu des années 60 et est diplômé en arts graphiques. Installé à Saint-Tropez depuis un quart de siècle, il pratique la peinture, la gravure, la sculpture, la sellerie et la mosaïque. Son lien avec l'univers Harley-Davidson est profond et documenté : il a notamment réalisé deux des Harley-Davidson de Johnny Hallyday, dont il fut aussi le tatoueur. Son parcours de maître tatoueur depuis 1985 lui a permis de croiser les trajectoires des plus grandes figures de la culture rock et biker française.
Au fil des décennies, SANTIAG a développé plusieurs visuels devenus des marques déposées, parmi lesquels AMERICAN BIKERS, DESPERADOS et THUNDER EAGLE, ce dernier étant lié à l'univers de Johnny Hallyday. Ces créations témoignent d'une identité artistique cohérente, nourrie par la culture américaine, les moteurs et l'iconographie rock, tout en restant profondément enracinée dans le territoire tropézien.
Avec la réplique de la Harley-Davidson WL de Brigitte Bardot, SANTIAG prolonge une démarche qui consiste à faire dialoguer l'art, la mémoire et la mécanique. Ce projet s'inscrit dans la continuité naturelle d'un parcours où chaque création entretient un lien fort avec des figures marquantes de la culture populaire française, de Johnny Hallyday à Brigitte Bardot, en passant par l'héritage musical de Serge Gainsbourg.
Article rédigé par Marie.
Date de publication : le 09/06/2026.
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