Le trio nîmois Corde sort le clip de "Extase des nations humaines" le 7 mai 2026. Ce nouveau titre est extrait de A, leur troisième album paru le 24 avril 2026, qui mêle indignation politique, urgence climatique et mélancolie dans une musique instrumentale aux textures électroniques et acoustiques. Un projet dense, porté par Maxime au violon, Steve à la batterie, et des invités de choix.
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Le trio nîmois Corde dévoile un clip onirique et politique pour son nouveau titre electro folk instrumental sorti en mai 2026
Fondé à Nîmes, dans le Gard, le trio Corde s'est construit au fil des années une identité musicale singulière, quelque part entre folk instrumental et électronique. Après Concorde (2019), Corde (2021) et Schema (2024), le groupe revient avec A, un troisième album sorti le 24 avril 2026, pensé comme un ensemble cohérent et manifeste. Deux années de bouleversements politiques et sociaux ont nourri la matière sonore de ce disque.
Le projet repose sur une composition collective portée par Maxime au violon et Steve à la batterie, enrichie par des invités : Jérôme Descamps au trombone et Tim Placenti à la guitare. L'architecture sonore de l'album articule synthétiseurs, textures brutes, effets et improvisations vocales, avec le violon comme axe central. Chaque titre fonctionne à la manière d'une peinture sonore, où timbres et voix composent un paysage en perpétuel mouvement.
Des titres comme « Vers une fin », « Promo Sapiens » ou « L'ampleur des vagues » portent une lecture critique du monde contemporain, tandis que « Douceur de lune » et « Extase des nations humaines » ouvrent des espaces plus contemplatifs. Avec A, le groupe nîmois affirme une nouvelle étape artistique, où l'intime et le politique se rencontrent dans une forme résolument immersive.
Le 7 mai 2026, Corde met en avant le titre « Extase des nations humaines » avec la sortie d'un clip. Le morceau, volontairement ironique dans son titre, prolonge le fil mélancolique déjà présent dans « Douceur de lune ». Il est né d'un échange épistolaire avec le guitariste Tim Placenti, dont la finesse de jeu a guidé la construction du morceau, capturant une expressivité retenue et particulièrement délicate.
L'image convoquée par le titre est forte : celle d'un François Villon enfermé dans une geôle d'aigle, surplombant des nations meurtries. Le contexte n'est pas anodin, le morceau a notamment été écrit en écho à la reconnaissance de la famine à Gaza par l'ONU à l'été 2025. Cette dimension politique irrigue le titre sans jamais écraser la musique, laissant la mélodie et les textures electro folk porter leur propre charge émotionnelle.
Le clip, conçu avec l'aide de l'intelligence artificielle, met en scène une figure féminine évoquant les pin-up américaines, dont la coupe rappelle celle d'un commandant en chef des États-Unis. Dans un espace onirique, des situations grotesques et malaisantes se déploient, métaphores d'un désordre géopolitique contemporain. L'ensemble compose une vision distanciée, où l'ironie agit comme révélateur d'une réalité instable et troublante.
Article rédigé par Marie.
Date de publication : le 04/05/2026.
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