Le vendredi 4 septembre 2026, Suez a annoncé renoncer définitivement à son projet d'incinérateur baptisé « IREN », prévu sur la commune d'Istres. Cette décision intervient à l'issue de plusieurs mois de mobilisation citoyenne, associative et politique. Le maire d'Istres a salué cet abandon dans un communiqué officiel, le qualifiant de victoire collective pour le territoire.
C'est une annonce qui a été accueillie comme un soulagement par de nombreux habitants d'Istres. Le soir du 4 septembre 2026, le groupe Suez a officiellement renoncé à son projet « IREN », qui prévoyait l'installation d'un incinérateur sur la commune. Cet abandon, pris à l'initiative de Suez sans qu'aucune décision administrative ou judiciaire ne l'y contraigne, met fin à plusieurs mois d'incertitude et de combat collectif.
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Abandon du projet d'incinérateur IREN à Istres : une victoire pour les habitants
Dans son communiqué, le maire d'Istres a tenu à remercier l'ensemble des acteurs de cette mobilisation : citoyens, associations et élus de tous bords politiques. Il a qualifié la décision de Suez de « sage et responsable », soulignant qu'en 2026, un projet de cette ampleur ne pouvait être imposé à un territoire contre la volonté de ses habitants. Cette affaire illustre, selon lui, ce que la démocratie locale peut accomplir lorsqu'elle se mobilise avec détermination.
La commune d'Istres, située dans les Bouches-du-Rhône, n'en est pas à sa première confrontation avec des projets industriels contestés. Le maire a rappelé que le territoire a déjà supporté pendant des décennies la décharge d'Entressen, utilisée pour enfouir les ordures de Marseille, ainsi que la construction de l'incinérateur de Fos-sur-Mer, imposée selon ses termes « au forceps ». Des décharges géantes et illégales ont également dégradé les paysages locaux au fil des années.
La réussite de cette opposition repose sur une dynamique rare : une convergence entre citoyens, monde associatif et représentants politiques de sensibilités très diverses. Pendant les mois précédant l'abandon, une enquête publique a eu lieu, et la majorité municipale d'Istres a mené un travail de contestation du projet IREN de manière continue et déterminée. C'est cette constance dans l'engagement qui a, selon le maire, contribué à faire pencher la balance.
Le maire d'Istres ne nie pas, dans son communiqué, la réalité de l'enjeu des déchets. Il reconnaît explicitement que la question de leur traitement et de leur valorisation est « majeure et urgente ». Mais il appelle à une répartition plus équitable des responsabilités entre les territoires. Sa position est claire : la solidarité territoriale ne peut pas toujours fonctionner dans le même sens, certains espaces concentrant les nuisances tandis que d'autres en restent préservés.
Le maire conclut avec un message adressé aux autres collectivités : « Notre territoire a largement pris sa part. Aux autres, de prendre la leur. » Au-delà de la victoire locale, c'est un appel à une politique de gestion des déchets plus solidaire et mieux répartie à l'échelle nationale que le maire d'Istres formule à travers cet abandon du projet IREN.
Article rédigé par Julie
Date de publication : le 04/09/2026.
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