Cabinet du Dr Maxime Delbarre | Saint-Jean-de-Védas
Dans une tribune publiée le 9 juillet 2026, le Dr Maxime Delbarre, chirurgien ophtalmologue basé à Montpellier, tire la sonnette d'alarme sur les comportements à risque adoptés par des adolescents sous l'influence des réseaux sociaux. Se raser les cils, utiliser des lunettes de soleil contrefaites, suivre des conseils pseudo-médicaux viraux : ces pratiques, largement diffusées sur TikTok, font peser une menace sérieuse sur la santé oculaire des jeunes.
Ce qui aurait semblé improbable il y a dix ans est aujourd'hui une réalité quotidienne : des adolescents reproduisent, en masse, des gestes inspirés de vidéos vues sur les réseaux sociaux, sans en mesurer les conséquences médicales. Le Dr Maxime Delbarre, chirurgien ophtalmologue exerçant à Saint-Jean-de-Védas et à Montpellier, constate cette évolution directement dans son cabinet. Pour lui, les réseaux sociaux sont devenus des prescripteurs de comportements, dont les algorithmes récompensent l'attention générée plutÎt que la fiabilité de l'information.
DR
Santé visuelle des adolescents : un ophtalmologue de Montpellier alerte sur les dangers des tendances TikTok
Parmi les tendances les plus prĂ©occupantes, celle consistant Ă se couper ou se raser les cils cumule plusieurs millions de vues et continue d'ĂȘtre imitĂ©e. Pourtant, les cils ne sont pas un simple accessoire esthĂ©tique : ils constituent la premiĂšre ligne de dĂ©fense de l'Ćil, filtrent les poussiĂšres et limitent l'entrĂ©e de corps Ă©trangers. Les supprimer expose les jeunes Ă des risques rĂ©els d'irritation, d'inflammation et d'inconfort oculaire persistant, sans aucun bĂ©nĂ©fice mĂ©dical Ă la clĂ©. En Occitanie comme partout en France, ces comportements touchent une gĂ©nĂ©ration entiĂšre, connectĂ©e en permanence.
Autre danger pointĂ© par le spĂ©cialiste : l'achat de lunettes de soleil contrefaites ou bon marchĂ©, promues par des influenceurs sur les plateformes. Un verre teintĂ© sans filtre UV adaptĂ© donne Ă l'Ćil une fausse impression de protection, tout en provoquant une dilatation de la pupille qui le rend davantage exposĂ© aux rayonnements nocifs. Ce danger est d'autant plus insidieux qu'il est invisible, et que la confiance accordĂ©e Ă ces produits rend la correction du comportement particuliĂšrement difficile.
Au cĆur de la tribune du Dr Delbarre se trouve un constat plus large : pour une partie croissante des adolescents, le tĂ©lĂ©phone a remplacĂ© le professionnel de santĂ© comme premiĂšre source d'information. Une vidĂ©o de trente secondes peut peser plus lourd qu'une consultation mĂ©dicale, et un influenceur inconnu sembler plus crĂ©dible qu'un spĂ©cialiste, non pas parce qu'il est plus compĂ©tent, mais parce qu'il est plus visible. La viralitĂ© est ainsi devenue, dans l'esprit de nombreux jeunes, un critĂšre de confiance Ă part entiĂšre.
Or, comme le rappelle l'ophtalmologue montpelliérain, une vidéo vue dix millions de fois peut rester fausse, et une tendance suivie par des milliers de personnes peut rester dangereuse. Quand il s'agit de santé oculaire, certaines erreurs laissent des séquelles durables. Le praticien ne plaide pas pour une condamnation des réseaux sociaux, qu'il reconnaßt comme des espaces d'expression et d'apprentissage incontournables pour cette génération, mais pour une véritable responsabilité partagée.
ConcrÚtement, le Dr Delbarre appelle à trois actions simultanées :
Pour l'ophtalmologue, la conclusion s'impose d'elle-mĂȘme : nous avons appris Ă nos enfants Ă traverser la rue, il est dĂ©sormais indispensable de leur apprendre Ă traverser les rĂ©seaux sociaux avec le mĂȘme sens critique. Contrairement Ă une vidĂ©o virale, nos yeux ne sont pas remplaçables.
Article rédigé par Julie.
Date de publication : le 09/07/2026.
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