Jusqu'au 27/09/2026
Musée de la Photographie Charles Nègre, 1 Place Pierre Gautier | Nice
Le Musée de la Photographie Charles Nègre, situé 1 Place Pierre Gautier à Nice, accueille jusqu'au 27 septembre 2026 l'exposition LEVITATION de Mathieu Forget. Première rétrospective en musée de cet artiste français, elle rassemble une sélection de 80 photographies consacrées au mouvement et à l'instant suspendu, du 13 juin au 27 septembre 2026. Le vernissage a eu lieu le 12 juin 2026 en présence de l'artiste.
C'est l'une des expositions photos à Nice qui marquent la saison : LEVITATION réunit pour la première fois en musée une décennie de travail de Mathieu Forget, connu aussi sous les pseudonymes Forgetmat ou The Flying Man. Danseur, photographe et réalisateur, cet artiste français est à la fois derrière l'objectif et devant lui, en tant que sujet de ses propres images. Installé au cœur du Musée de la Photographie Charles Nègre, le parcours s'étend sur plusieurs niveaux et propose une immersion totale dans un univers visuel hors du commun.
DR
Exposition photo de Mathieu Forget au Musée de la Photographie Charles Nègre à Nice
Depuis une dizaine d'années, Mathieu Forget poursuit une interrogation aussi simple qu'insaisissable : que se passe-t-il dans le corps, et dans l'image, au moment précis où l'on quitte le sol ? Chaque photographie naît d'un scénario minutieusement préparé, du choix du lieu au costume, de la lumière à la chorégraphie. Lorsqu'il s'élance, le saut dure à peine une demi-seconde, mais c'est dans cet intervalle que tout se joue. La retouche, travaillée comme un peintre travaille la couleur et les ombres, vient donner une seconde vie à cet instant arraché au réel.
En région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, les musées accueillent régulièrement des propositions d'envergure internationale, et LEVITATION s'inscrit pleinement dans cette dynamique. L'exposition dessine une géographie sensible qui traverse New York, Istanbul, Paris, Los Angeles, le Moyen-Orient, le Japon et jusqu'aux étendues de l'Antarctique. Partout, le geste reste le même, inchangé, comme une signature gravée dans l'air, tandis que chaque territoire impose sa propre lumière, son silence et sa résistance.
L'exposition s'organise en plusieurs espaces distincts qui guident le visiteur à travers les différentes facettes de l'œuvre de Mathieu Forget. Le rez-de-chaussée s'ouvre sur une rencontre inattendue avec le sport : à l'occasion des Jeux de Paris 2024, l'artiste a photographié pendant plus de trois ans des athlètes olympiques et paralympiques, cherchant non pas le triomphe mais l'entre-deux, cet instant fragile où la puissance rejoint la grâce. Les cinq couleurs du drapeau olympique, bleu, noir, rouge, jaune et vert, tissent un lien entre le stade et l'atelier.
Au fil des salles, le parcours retrace l'évolution esthétique de l'artiste, de ses débuts américains à sa maturité japonaise. Une salle entière de photographies collaboratives évoque ses années new-yorkaises, tandis qu'une projection retrace l'ensemble de ses projets vidéo. Sur la mezzanine, les images de l'Antarctique ouvrent un espace d'une pureté presque radicale, où le corps devient résistance et la fragilité, grandeur. Parmi les œuvres présentées figurent notamment :
L'un des points forts de l'exposition réside dans son dispositif de réalité augmentée : certaines images s'animent lorsqu'elles sont scannées via l'application Eyejack, prolongeant l'intention de chaque création bien au-delà du cadre photographique. Une manière de repousser encore un peu plus les limites de l'image fixe et d'inviter le visiteur à vivre l'œuvre autant qu'à la contempler.
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