Du 15/10/2026 au 31/01/2027
Musée de la Photographie Charles Nègre, 1 Place Pierre Gautier | Nice
Le Musée de la Photographie Charles Nègre accueille à Nice une exposition consacrée à Sabine Weiss, figure majeure de la photographie humaniste française. Intitulée "Une vie de photographe", cette rétrospective est visible du 16 octobre 2026 au 31 janvier 2027, place Pierre Gautier, après un vernissage le 15 octobre à 18h30. Elle retrace sept décennies d'un parcours photographique d'une rare richesse, entre reportage, portrait, mode et travail personnel.
Inauguré le 15 octobre 2026, cet événement photographique s'inscrit dans la programmation du Musée de la Photographie Charles Nègre, situé place Pierre Gautier, au cœur de Nice. L'exposition rend hommage à Sabine Weiss, née en 1924 à Saint-Gingolph en Suisse et naturalisée française en 1995, considérée comme l'une des représentantes les plus importantes de la photographie humaniste aux côtés de Robert Doisneau, Willy Ronis, Edouard Boubat ou Brassaï. Ce courant, dont l'âge d'or se situe après la Seconde Guerre mondiale, se distingue par sa capacité à saisir avec justesse la poésie du quotidien et à restituer avec empathie les émotions des êtres humains ordinaires.
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Exposition Sabine Weiss au Musée de la Photographie Charles Nègre de Nice
Le parcours de Sabine Weiss débute à Genève, où elle entre à 18 ans comme apprentie dans le studio réputé de la maison Boissonnas. Dès 1945, son certificat de capacité en poche, elle publie un premier reportage avant de rejoindre Paris en 1946 pour devenir l'assistante du photographe Willy Maywald. C'est dans la capitale française, à Montparnasse, qu'elle rencontre en 1949 le peintre américain Hugh Weiss. Elle rejoint ensuite l'agence Rapho en 1952 et collabore durablement à des publications internationales de premier plan : le New York Times, Life, Newsweek, Vogue, Paris Match ou encore Esquire. Cette exposition photo à Nice permet de redécouvrir l'ensemble de cette trajectoire exceptionnelle.
Durant près de soixante-dix ans, Sabine Weiss n'a cessé d'explorer tous les domaines de la photographie, du reportage de rue à la mode, du portrait d'artistes aux voyages en Asie, en Europe centrale et dans les régions françaises. C'est en Provence-Alpes-Côte-d'Azur que le couple Weiss possédait d'ailleurs une maison, achetée en 1957 à Grimaud, ancrant ainsi la photographe dans le territoire du sud de la France. L'exposition, produite par l'Atelier Sabine Weiss et Photo Elysée à Lausanne, avec le soutien du Jeu de Paume et des Rencontres d'Arles, présente des tirages argentiques modernes originaux, réalisés sous le contrôle de la photographe elle-même.
Le parcours de l'exposition s'articule autour de plusieurs grandes thématiques qui structurent l'œuvre de Sabine Weiss : les scènes de rue parisiennes capturées au tournant des années 1950, la question de l'enfance, les connexions américaines et les voyages à travers l'Europe, ainsi qu'une dernière période plus introspective, marquée par des images de solitude et de foi. Parmi les temps forts du parcours, on retrouve notamment :
Sabine Weiss se définissait volontiers davantage comme artisan que comme artiste, mais sa modestie n'a pas empêché une reconnaissance internationale croissante. À partir de la fin des années 1970, son œuvre bénéficie d'un regain d'intérêt pour la photographie humaniste, suivi de rétrospectives majeures au Centre Pompidou à Paris, au Jeu de Paume à Tours, aux Rencontres d'Arles et à la Casa dei tre Oci à Venise. En 2017, elle fait don de l'intégralité de ses archives au musée Photo Elysée à Lausanne. En 2020, elle reçoit le prix Women in Motion pour la photographie, décerné par Kering et les Rencontres d'Arles pour l'ensemble de sa carrière.
L'exposition niçoise rend également hommage à la dimension profondément humaine de la démarche de Sabine Weiss, résumée dans cette phrase extraite de son livre autobiographique Intimes Convictions (1989) : « Pour être forte, une photographie doit nous raconter un aspect de la condition humaine, nous faire sentir l'émotion qu'a ressentie le photographe en face de son sujet. » Décédée en décembre 2021 à l'âge de 97 ans, elle a participé activement à la conception de cette exposition jusqu'à ses derniers jours, faisant de ce projet un testament visuel et sensible à la hauteur d'une vie entière consacrée à la photographie.
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