Jusqu'au 15/12/2026
Musée départemental des arts asiatiques | Nice
Le Musée départemental des arts asiatiques de Nice accueille jusqu'au 15 décembre 2026 l'exposition "Le Voleur d'estampes", consacrée au manga de Camille Moulin-Dupré publié chez Glénat. Dans la rotonde du musée, 27 planches originales plongent le visiteur dans un Japon de l'époque d'Edo, entre beauté et spiritualité. Un rendez-vous à ne pas manquer pour les amateurs de bande dessinée et d'arts asiatiques.
C'est dans l'écrin patrimonial du Musée départemental des arts asiatiques de Nice que Camille Moulin-Dupré pose ses valises pour une carte blanche inédite. Le mangaka, déjà connu pour sa collaboration avec le musée en 2021 autour du livre jeunesse Trésors d'Asie, revient cette fois avec son œuvre phare : Le Voleur d'estampes, manga en deux tomes qui dialogue avec les collections asiatiques du lieu. Parmi les expositions à Nice à inscrire à son agenda cet automne, celle-ci occupe une place particulière, à la croisée de la bande dessinée contemporaine et des arts traditionnels japonais.
Installée dans la rotonde du musée, cette exposition s'inscrit dans une programmation volontariste autour de la bande dessinée et de sa capacité à entrer en résonance avec les arts asiatiques. Niché dans les Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, le musée confirme ainsi son rôle de lieu de vie culturelle ouvert sur des formes artistiques plurielles, capables de toucher aussi bien les néophytes que les connaisseurs.
Pour cette exposition, Camille Moulin-Dupré a sélectionné 27 planches emblématiques de son manga, toutes inspirées par les estampes japonaises de l'époque d'Edo (1603-1868). Ce corpus visuel, d'une grande cohérence stylistique, invite le public à traverser un Japon empreint de beauté formelle et de profondeur spirituelle. Le dessinateur, par ailleurs connu pour son court métrage Allons-y ! Alonzo ! (2009) en hommage à Jean-Paul Belmondo et pour sa participation au film de Wes Anderson L'Île aux chiens (2018), déploie ici tout son univers graphique dans un cadre muséal parfaitement adapté.
L'exposition s'inscrit en parallèle d'une autre proposition du musée, Mortimer et le Japon de papier, dédiée au dessinateur belge Edgar P. Jacobs et ouverte depuis le 1er août 2026. Les deux expositions forment ainsi un diptyque autour du regard que portent des auteurs de bande dessinée, de nationalités et d'époques différentes, sur le Japon et ses arts graphiques. Une programmation cohérente qui offre une vraie profondeur de lecture pour quiconque s'intéresse aux liens entre culture populaire et patrimoine asiatique.
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