Du 18/09/2026 au 29/09/2026
L'artiste et architecte Sina Abedi présente Jardins inatteignables, une exposition de peintures abstraites inspirées du jardin persan et de l'exil, dans le cadre du Salon des Beaux-Arts 2026. L'événement se tient à l'Orangerie du Sénat, au Jardin du Luxembourg à Paris, du 18 au 22 septembre puis du 24 au 29 septembre 2026, de 11h à 19h.
C'est dans l'un des écrans les plus prestigieux de la capitale que Sina Abedi dévoile sa nouvelle série d'œuvres. L'Orangerie du Sénat à Paris, nichée au cœur du Jardin du Luxembourg, accueille Jardins inatteignables dans le cadre du Salon des Beaux-Arts 2026, du 18 au 22 septembre et du 24 au 29 septembre, de 11h à 19h. Un lieu à la fois historique et intimiste, particulièrement en résonance avec la thématique de l'œuvre.
DR
Jardins inatteignables de Sina Abedi au Salon des Beaux-Arts Ă Paris
La démarche de Sina Abedi s'ancre dans une réflexion profonde sur la mémoire, le territoire et le déplacement. Né à Ispahan en Iran, l'artiste a quitté sa ville natale pour poursuivre ses études en France, emportant avec lui l'image d'un jardin qu'il ne reverrait plus. Ces expositions d'art contemporain à Paris constituent souvent des espaces de dialogue entre cultures et sensibilités, et celle de Sina Abedi ne fait pas exception : elle tisse un pont entre l'Iran et la France, entre l'architecture et la peinture, entre le souvenir et la création.
La région Île-de-France, avec ses institutions culturelles d'exception, offre un cadre idéal pour ce type de proposition artistique singulière. L'œuvre de Sina Abedi s'inscrit pleinement dans cette dynamique, portée par une vision à la fois personnelle et universelle. Le Salon des Beaux-Arts, qui réunit chaque année des artistes confirmés et émergents venus du monde entier, constitue pour lui une vitrine particulièrement appropriée.
Le titre Jardins inatteignables puise ses racines dans une histoire intime. Avant même de savoir marcher, Sina Abedi dit avoir traversé un premier jardin : celui d'un tapis persan déployé sous son berceau. Ses fleurs ne fanaient pas, ses oiseaux ne s'envolaient jamais. C'est cette image fondatrice, faite de beauté suspendue et d'inaccessibilité, qui structure l'ensemble de la série présentée.
Le motif du jardin revêt chez les Perses une dimension cosmique. Le mot pairi-daēza, qui désigne cet enclos ceint de murs où l'on rassemble l'eau, l'ombre et les arbres, a traversé les langues pour devenir, en français, le mot paradis. C'est cette généalogie poétique et philosophique que l'artiste explore à travers des œuvres abstraites, des mondes picturaux suspendus entre le corps, la terre et le ciel. Un rendez-vous décisif avec un poème de Rilke, découvert dans un café parisien en plein mois d'août, a achevé de donner forme à ce projet : « Chante, mon cœur, les jardins que tu ne connais pas. »
Les œuvres réunies dans Jardins inatteignables ne se lisent ni comme une plainte ni comme une nostalgie figée, mais comme une réponse créatrice à l'exil. Chaque toile est décrite par l'artiste comme un écho au tapis d'enfance : retisser, fil après fil, le jardin d'avant la perte. Des formes abstraites qui n'appartiennent à aucune carte mais demeurent, selon ses mots, visibles et intouchables, présentes dans chaque lumière.
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