Du 28/09/2026 au 03/10/2026
Centre Wallonie-Bruxelles | Paris
5€ / 3€
Intégrée à la seconde édition des Rencontres Archipel #Chaos-Monde, la 33ème Quinzaine du cinéma francophone présente, du 28 septembre au 3 octobre 2026, douze séances de films inédits, fictions, documentaires et animations, en provenance de 18 pays de la Francophonie, qui témoignent des mondes, des réalités, des actualités et des urgences.
© DR
33e Quinzaine du cinéma francophone 2026
Cette sélection permet un voyage au sein de la Francophonie pour découvrir des œuvres fortes et sensibles, qui s’inscrivent dans des récits postcoloniaux et ouvrent à des débats d’idées foisonnants.
En ouverture, deux fictions qui témoignent de la réconciliation envisagée au Rwanda après le génocide de 1994 : Kwibuka (Se souvenir) de Jonas d’Adesky avec Sonia Rolland et Jean-Hugues Anglade et Ben’Imana, le premier long métrage de Marie-Clémentine Dusabejambo, Caméra d’or au Festival de Cannes 2026 !
Cette année, les nouveaux regards francophones proviennent d’Haïti (Marie Madeleine de Gessica Généus) et de la République centrafricaine avec l’époustouflant et jubilatoire Congo Boy de Rafiki Fariala (en clôture), Prix d’interprétation masculine Un Certain Regard Cannes 2026 !
Les documentaristes ont posé leurs objectifs au cœur de la jeunesse contestataire sénégalaise (Independance Tey d’Abdou Lahat Fall) ; David-Pierre Fila poursuit son œuvre panafricaine en rendant hommage à Michael Raeburn, pionnier du cinéma zimbabwéen ; Jean-Charles Mbotti Malolo et Quentin Noirfalisse accompagnent cinq femmes métisses nées au Congo qui dénoncent les crimes contre l’humanité qu’elles ont subis.
Le cinéma belge se distingue par son irréductibilité à un dénominateur commun et son audace, grâce aux aides du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui permettent aux cinéastes de filmer parfois loin de la Belgique. C’est le cas d’Idriss Gabel et Kabwela qui ont filmé au Kivu les enfants meurtris pas les guerres de l’Est de la RDC (Nyota, les enfants lumière), de Rakan Mayasi qui dans un village bédouin de la vallée de la Bekaa, à la frontière libano-syrienne, développe une enquête comme un thriller, entre docu et fiction (Une disparition) et de Comes Chahbazian qui révèle la résistance silencieuse du peuple arménien sur le point de fuir le Haut-Karabagh (Ici, ailleurs).
Rendre compte d’une réalité sociale, la comédie le permet à l’instar du film écrit et réalisé par Nabil Ben Yadir et sa mère Mokhtaria Badaoui, Les Baronnes, qui déconstruit les clichés et les préjugés sur la commune de Molenbeek. C’est aussi le pari de Noëlle Bastin et Baptiste Bogaert avec Vitrival, où l’absurde et le surréalisme envahissent le quotidien d’un village wallon. Quant au luxembourgeois Carlo Vogele, il alerte sur les dangers de la non-résistance aux discours nationalistes et haineux en animation dans Matin Brun.
Cette sélection partage un même élan cinématographique qui s’engage en faveur d’un bouleversement de nos certitudes et vise à autant éveiller les regards qu’à célébrer la diversité culturelle.
Louis HéliotResponsable du cinéma Centre Wallonie-Bruxelles/Paris
Avec la présentation de :
KWIBUKA (SE SOUVENIR) de Jonas d’AdeskyBEN’IMANA de Marie-Clémentine DusabejamboNYOTA, LES ENFANTS LUMIERE, de Vanessa Kabwela & Idriss GabelUNE DISPARITION (Yesterday the Eye didn’t sleep) de Rakan MayasiICI, AILLEURS de Comes ChahbazianMATIN BRUN de Carlo VogeleMARIE MADELEINE de Gessica GénéusL’AUTRE RAEBURN (The Other Raeburn) de David-Pierre FilaLES BARONNES de Mokhtaria Badaoui & Nabil Ben YadirINDEPENDANCE TEY d’Abdou Lahat FallVITRIVAL de Noëlle Bastin & Baptiste BogaertMÉTISSES. CINQ FEMMES CONTRE UN CRIME D’ÉTAT de Jean-Charles Mbotti Malolo & Quen-tin NoirfalisseCONGO BOY de Rafiki Fariala
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