Du 19/03/2026 au 01/04/2026
Gratuit
Cette présentation de photographies et de sculptures est le deuxième volet d’un cycle de deux expositions. Elle réunit six artistes dont les oeuvres explorent paysages, vols d’hirondelles, cartographies vues du ciel, natures mortes à la manière flamande, jeux d’ombres et de lumières, ainsi que volumes en bois, verre et métal. Ensemble, elles offrent autant de regards sensibles sur l’espace et la matière.
© AIDA Galerie
Exposition « Déclics 2…! »
L’exposition d’AIDA Galerie
Marie-Pierre Arpin (photographie)
Bien connue dans notre galerie pour son travail de peintre, elle développe en parallèle une pratique photographique qu’elle aborde avec une sensibilité de coloriste. Les oeuvres présentées réunissent trois ensembles où dialoguent noir et blanc argentique et interventions numériques. L’artiste y explore des procédés de composition fondés sur la géométrie et la superposition : certaines images sont retravaillées par manipulations optiques produisant des flous de mouvement, d’autres associent plusieurs prises de vue autour d’un même motif.
Les sujets - paysages de pleine nature, intérieurs d’églises, sites industriels marqués par le temps - témoignent d’un intérêt pour des espaces contrastés, saisis dans leur matérialité autant que dans leur potentiel plastique. Cette série met en lumière une phase d’expérimentation où la photographie devient terrain d’expérimentation et de recherche formelle, prolongeant et déplaçant les préoccupations picturales de l’artiste.
Deniz Çakmur (photographie)
À travers une série de dix photographies aériennes réalisées à l’aide d’un drone, il propose un point de vue détaché du sol, proche d’un regard vertical et cartographique. Cette distance transforme le paysage en surface à observer, où lignes, masses et circulations deviennent lisibles autrement.
Marais, forêts, étendues d’eau ou territoires façonnés par l’agriculture composent un ensemble structuré en cinq diptyques. Les images révèlent tour à tour des géométries naturelles, des tracés humains, des zones d’équilibre ou de tension. La présence humaine, parfois réduite à l’échelle du détail, souligne la relation fragile entre organisation et chaos, maîtrise et adaptation. Par cette approche aérienne, l’artiste invite à reconsidérer notre inscription dans le paysage, entre observation sensible et lecture géographique.
Michel Friz (photographie)
Il a apporté pour cette exposition une série consacrée aux vols des hirondelles. Vols qu'il n'est pas facile de capter, car photographier de près une hirondelle en vol semble une vraie gageure. Si bien que chaque tentative se solde par un résultat surprenant et en même temps assez parlant.
Selon les clichés, l'oiseau apparaît flou, imprécis, ou comme à peine esquissé tellement la vitesse de son mouvement ne laisse qu'à peine le temps de le saisir. Sa rapidité semble déjà effacer sa présence.
Les photos fondent corps et ailes en une figure plus ou moins distincte, parfois réduite à une silhouette, au point que les hirondelles semblent inventer, par optique photographique interposée, une sorte de langage dont chaque prise de vue dévoilerait l'un des signes. C'est pourquoi toute la série porte d'ailleurs comme intitulé « L'alphabet des hirondelles.».
Grand migratrice, annonciatrice de printemps, symbole de liberté et de paix, l'hirondelle est aussi une espèce menacée par la destruction de ses habitats, la diminution des insectes et le changement climatique. C'est pourquoi les signes des vols d'hirondelles captés par les cellules photosensibles sont-ils à interpréter comme autant de traces de leur impermanence même...
Michel Giesi (photographie)
« L’ombre naît de la lumière et la lumière de l’ombre », écrit le poète Khalil Gibran. La série de photographies « D’ombre et de lumière » explore cette frontière mouvante où se rencontrent obscurité et clarté.
Par delà le mutisme du blanc et le faux silence du noir, c’est de leur confrontation que l’image devient parlante. Les contrastes révèlent des formes, des matières et des transparences où le regard se laisse peu à peu entraîner.
À partir d’éléments simples du réel, le photographe isole des fragments du quotidien que la lumière transforme. Par le jeu du cadrage et des valeurs, ces présences ordinaires basculent vers l’abstraction, jusqu’à parfois troubler la frontière entre réel et imaginaire.
Dans ces images en noir et blanc, le temps semble suspendu. Elles invitent à une contemplation silencieuse où les mots s’effacent et où le regard se laisse porter par le dialogue subtil de l’ombre et de la lumière.
Jean Valera (photographie)
Il présente une série de photographies de natures mortes où chaque composition explore la lumière et les textures avec une grande précision. Les fruits et légumes - oranges, poires, potimarrons, pommes - se détachent sur des fonds noirs, et/ou reposent sur de vieilles planches de bois, accompagnés parfois d’objets du quotidien comme céramiques sombres, bouteilles transparentes ou vieux pieds de lampes à huile.
Le traitement subtil des tonalités et l’attention portée à la lumière confèrent aux images une qualité picturale rappelant les vanités flamandes du début du XVIIᵉ siècle. Plus que de simples objets figés, ces photographies captent des instants suspendus, révélant une poésie de l’ordinaire et un rapport sensible aux détails et à la matière.
Marie-Odile Wagner (sculpture)
Elle présente un ensemble de sculptures originales articulées autour de deux champs d’exploration. Dans « Les Petits Mondes », des supports gravés deviennent éléments de volume et sont mis en scène avec d’autres formes simples, cubes ou parallélépipèdes. La gravure transforme la ligne en écriture : traits et courbes s’entrecroisent pour créer un espace poétique et imaginaire, proche de l’esprit de la calligraphie.
La seconde série associe acier, bois et papier autour du carré, motif central en référence à Joseph Albers, artiste issu du mouvement moderne et du Bauhaus. Les oeuvres explorent tensions, transparences et équilibre, fruit d’un processus de manipulation et d’expérimentation où l’artiste ajuste et déplace les matériaux jusqu’à la configuration finale.
Ces deux univers développés par l’artiste sont traversés par une même recherche : la ligne, l’empreinte et le vide comme espace actif.
AIDA Galerie
Elle est la galerie d’art de l’Association des Artistes Indépendants d’Alsace (AIDA). Sa vocation principale est la diffusion artistique des travaux réalisés par ses membres. Plus ponctuellement, elle organise de grandes expositions collectives « hors les murs » dans les villes alsaciennes, participe à des échanges avec d’autres associations d’artistes hors d’Alsace (par exemple en Pays de Bade ou en Lorraine) ou accueille les expositions d’artistes invités. AIDA Galerie organise dans ses murs chaque année plus d’une vingtaine d’expositions.
L’AIDA
L’AIDA (Association des Artistes Indépendants d’Alsace) est la plus ancienne association d’artistes d’Alsace en exercice. Ses origines à 1905. Elle compte aujourd’hui environ une centaine de membres, tous artistes des arts visuels, vivant et travaillant en Alsace ou développant des lien avec cette région. Les ateliers des artistes de l’association sont répartis dans toute l’Alsace, si bien qu’on peut dire que l’AIDA est un animateur de la vie culturelle régionale.
Tous les courants y ont droit de cité. La grande diversité des modes d’expression constitue d’ailleurs l’une des positions revendiquées de l’association. Elle peut amener les écritures les plus contemporaines et les démarches les plus inclassables à se confronter avec des formes d’expressions plus habituelles. Seule exigence de sélection des membres : la qualité artistique des travaux et le professionnalisme des artistes.
Contacts :
+33 3 88 32 40 39
www.aida-galerie.com
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